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	<title>CARORL - Club de l'Anesth&#233;sie Reanimation en ORL</title>
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	<description>Documents et textes ayant traits &#224; l'anesth&#233;sie en oto-rhino-laryngologie.</description>
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		<title>Epid&#233;miologie des d&#233;tresses respiratoires aigues en salle de r&#233;veil (SSPI)</title>
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<category domain="http://www.carorl.org/SITE/-15eme-journee-2008-">15eme journ&#233;e - 2008</category>


		<description>La p&#233;riode du r&#233;veil de l'anesth&#233;sie repr&#233;sente une phase &#224; haut risque de complications, essentiellement respiratoires. La plupart des &#233;tudes portant sur la morbidit&#233; p&#233;ri op&#233;ratoire montrent que c'est au cours de la p&#233;riode de r&#233;veil que surviennent la majorit&#233; des accidents d'anesth&#233;sie [8,11,18,26]. &lt;br /&gt;Les complications respiratoires imm&#233;diates repr&#233;sentent les principales complications du r&#233;veil avec les complications cardio-vasculaires. Dans une &#233;tude r&#233;trospective qui concerne (&amp;hellip;)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La p&#233;riode du r&#233;veil de l'anesth&#233;sie repr&#233;sente une phase &#224; haut risque de complications, essentiellement respiratoires. La plupart des &#233;tudes portant sur la morbidit&#233; p&#233;ri op&#233;ratoire montrent que c'est au cours de la p&#233;riode de r&#233;veil que surviennent la majorit&#233; des accidents d'anesth&#233;sie [8,11,18,26].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les complications respiratoires imm&#233;diates repr&#233;sentent les principales complications du r&#233;veil avec les complications cardio-vasculaires. Dans une &#233;tude r&#233;trospective qui concerne 2000 incidents de SSPI, les complications sont respiratoires dans plus des 2/3 des cas (69%), puis cardio-vasculaires (19%), neurologiques centrales (3%), et autres (9%) [44].
L'incidence des complications respiratoires au r&#233;veil a probablement diminu&#233;, comme le montre une &#233;tude sur un registre de 37071 patients, o&#249; elles ne repr&#233;sentent plus que 15%, (cardio-vasculaires 12%, NVPO 9,4%, douleur 7,8%) [25].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les complications respiratoires paraissent donc actuellement moins fr&#233;quentes que les complications cardio-vasculaires [36], probablement en raison des modifications des pratiques. En effet, l'utilisation d'agents anesth&#233;siques &#224; dur&#233;e d'action de plus en plus courte dont les effets r&#233;siduels sur la vigilance et la respiration sont moins importants et moins prolong&#233;s et la mise en place obligatoire d'une surveillance post-interventionnelle (SSPI) en sont les principales raisons.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les grandes variations d'incidence des complications de SSPI s'expliquent par des biais m&#233;thodologiques de classification des &#233;v&#232;nements ind&#233;sirables. Des &#233;tudes qui s'int&#233;ressent sp&#233;cifiquement aux probl&#232;mes d'airway en SSPI rapportent des incidences fluctuantes [3 ;30 ;34]. Le caract&#232;re vari&#233; des complications respiratoires post-op&#233;ratoires fait qu'il n'existe pas de d&#233;finition, ni de crit&#232;re pr&#233;cis de cette entit&#233;, &#224; tel point que l'&#233;pid&#233;miologie des d&#233;tresses respiratoires aigues en elles-m&#234;mes reste impr&#233;cise. Ce d'autant que l'on associe souvent les &#233;v&#232;nements de SSPI et des premi&#232;res 24 heures. Ainsi, sur 419 incidents survenus en SSPI, on note 24% d'&#233;v&#232;nements qualifi&#233;s de &#171; respiratoires &#187;, et 21% de probl&#232;mes &#171; d'airway &#187; [19]. L'important est donc de d&#233;finir ce que l'on entend par d&#233;tresse respiratoire aigue : une d&#233;finition clinique et/ou paraclinique, ou un traitement sp&#233;cifique ordonn&#233;, voire les deux ? C'est ce qui fait d&#233;faut dans la plupart des &#233;tudes. Il n'est donc pas ais&#233; de s&#233;parer les d&#233;tresses respiratoires aigues du reste des complications respiratoires. De ce point de vue, deux types d'&#233;tudes peuvent &#234;tre oppos&#233;es : celles qui envisagent toutes les complications respiratoires m&#234;me minimes telles qu'un &#233;tat f&#233;brile, une toux productive ou l'apparition d'image radiologique, de celles plus restrictives qui limitent l'entit&#233; aux pneumopathies postop&#233;ratoires, aux at&#233;lectasies n&#233;cessitant une prise en charge, aux insuffisances respiratoires aigu&#235;s et aux d&#233;compensations d'une pathologie chronique pr&#233;existante. Nous abordons donc ici les d&#233;tresses respiratoires dans un contexte global de complications respiratoires aigues. Beard et al, rapportaient un chiffre de 1.9% de complications respiratoires issues d'un collectif de 2859 patients aux &#201;tats-Unis, en &#201;cosse et en Nouvelle-Z&#233;lande ; s'il rel&#232;ve 4 accidents respiratoires s&#233;v&#232;res sur 44 complications, les complications les plus communes de la SSPI &#233;taient la d&#233;pression respiratoire, le wheezing, la cyanose, la dyspn&#233;e et le laryngospasme [3].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Hines et al, dans une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e &#224; partir de 18000 patients admis en SSPI, trouvent que 7% des patients n&#233;c&#233;ssitaient une assistance ventilatoire, et qu'elle constituait en fr&#233;quence la 2&#232;me cause de complication de SSPI [18].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une &#233;tude, sur 1000 patients, 234 pr&#233;sentaient des complications respiratoires, dont 50.8% (119) ont requis une assistance ventilatoire en SSPI apr&#232;s AG (76%), ALR (18%), ou s&#233;dation IV (6%). L'assistance ventilatoire requise &#233;tait un dispositif nasal ou oropharyng&#233; (94%), une stimulation verbale ou une mobilisation (5,6%), ou une intubation (0.4%). Ces patients &#233;taient en majorit&#233; ASA III (59%) [41]
Dans l'enqu&#234;te Inserm publi&#233;e en 1983, la fr&#233;quence globale des accidents r&#233;pertori&#233;s &#233;tait de 1,35/1 000 anesth&#233;sies, dont pratiquement 20 % &#233;taient constitu&#233;s par les accidents respiratoires survenant au cours de la p&#233;riode du r&#233;veil (48 sur 268 accidents rapport&#233;s) [14]. Lorsque l'on consid&#232;re les diff&#233;rentes phases de l'anesth&#233;sie, c'est au cours de la p&#233;riode du r&#233;veil que les accidents d'anesth&#233;sie &#233;taient les plus s&#233;v&#232;res : 42 % des accidents rapport&#233;s en France et 50 des 83 d&#233;c&#232;s ou comas persistants, li&#233;s &#224; des accidents d'anesth&#233;sie (60 %) &#233;taient &#233;galement survenus au cours du r&#233;veil. Chez les patients de classe ASA 1, ces donn&#233;es &#233;taient encore plus nettes : 5 des 8 d&#233;c&#232;s ou comas persistants faisaient suite &#224; des accidents du r&#233;veil. Le diagnostic retard&#233; des accidents de r&#233;veil par rapport &#224; ceux du bloc op&#233;ratoire explique probablement la s&#233;v&#233;rit&#233; plus marqu&#233;e de leurs r&#233;percussions. L'origine de ces complications &#233;tait rapport&#233;e &#224; la d&#233;pression postanesth&#233;sique des centres respiratoires (27 accidents sur 48) et &#224; l'inhalation bronchique du contenu gastrique (13 accidents). Le d&#233;lai de survenue des accidents du r&#233;veil &#233;tait g&#233;n&#233;ralement court, puisque 50 % de la totalit&#233; des accidents du r&#233;veil et 70 % des d&#233;pressions ventilatoires post-anesth&#233;siques &#233;taient observ&#233;s au cours de la premi&#232;re heure du r&#233;veil post-anesth&#233;sique, en raison peut-&#234;tre des effet r&#233;siduels de l'anesth&#233;sie. Le travail de Rose et al, incluait des patients admis en SSPI apr&#232;s extubation sur une p&#233;riode de 33 mois, avec une m&#233;thodologie et des crit&#232;res d'inclusions pr&#233;cis [34]. Cette &#233;tude est probablement la plus int&#233;ressante. Les patients qui pr&#233;sentaient des probl&#232;mes respiratoires majeurs &#233;taient pour une fois bien d&#233;finis par le fait qu'ils n&#233;cessitaient une intervention ext&#233;rieure (ventilation, intubation trach&#233;ale, antagonisation des curares/opiac&#233;s, insertion d'un dispositif oral /nasal, manipulation pour optimiser l'airway). Sur 24157 patients on relevait 325 (1.3%) d&#233;tresses respiratoires post-op&#233;ratoires, dont 228 &#233;taient des d&#233;saturations (SaO2 &lt; 90%), 41 hypoventilations (FR &lt; 8 ; PaCO2 &gt; 50), et 56 obstructions de l'airway (laryngospasme, stridor, obstruction). Seulement 22 patients ont &#233;t&#233; intub&#233;s (0.1%), dont 4 seront extub&#233;s avant la sortie de SSPI en revanche, 80 ont &#233;t&#233; ventil&#233;s manuellement. Les autres &#233;l&#233;ments de l'enqu&#234;te sont rappel&#233;s plus loin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'incidence des complications respiratoires aigues survenues en SSPI se situe entre 1.3 et 6.9% [18 ;31 ;34]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si on s'int&#233;resse &#224; l'incidence des r&#233;intubations en SSPI, celles-ci varie entre 0,17% et 0,45% [17 ;22 ;46]. Peu de travaux ont &#233;tudi&#233;s les causes de r&#233;intubations. Une &#233;tude r&#233;trospective aupr&#232;s de 150000 patients sur une p&#233;riode de 5 ans retrouve 191 r&#233;intubations, dont 55% en per- et 45% en post-op&#233;ratoire [21]. En post-op&#233;ratoire, la cause principale &#233;tait l'insuffisance respiratoire et survenait en majorit&#233; en SSPI (64 versus 48 patients), alors que laryngospasmes/bronchospasmes et obstructions survenaient plut&#244;t en per-op&#233;ratoire. Enfin la plupart des r&#233;intubation associ&#233;es &#224; une curarisation prolong&#233;e survenaient en SSPI (7 cas sur 11) avec des curares non d&#233;polarisants. Compar&#233;s aux autres patients, ils pr&#233;sentent plus de complications cardiaques en SSPI que les autres (hypotension, hypertension, troubles du rythme).
Dans une autre &#233;tude, l'assistance ventilatoire en SSPI(en dehors de l'intubation)pharyng&#233;e ou nasale, sur&#233;l&#233;vation des joues, stimulation verbale repr&#233;sentaient 8,5% des cas (1161/13593 patients). 26 patients ont &#233;t&#233; intub&#233;s en SSPI (0,19 %) [22]. Les crit&#232;res utilis&#233;s pour intuber dans la plupart des cas, &#233;taient apn&#233;e, tachypn&#233;e, cyanose, augmentation du travail respiratoire ; et pour les autres, concernaient l'h&#233;matose (saO2 &lt; 90% sous O2). 69% des intubations &#233;taient directement en rapport avec l'anesth&#233;sie. Les 7 intubations pour obstruction de l'airway, repr&#233;sentaient 0,7 % de tous les patients d'ORL. Parmi eux, il faut pr&#233;ciser 2 saignements du site op&#233;ratoire, 3 oed&#232;mes laryng&#233;s post-op&#233;ratoires, 1 go&#238;tre, 1 amygdalectomie. 6 patients avaient pr&#233;sent&#233;s un surdosage ayant n&#233;cessit&#233; de la naloxone ou une hypercapnie. 6 patients avaient eu un oed&#232;me pulmonaire apr&#232;s remplissage inadapt&#233;. 3 patients &#233;taient encore sous l'action des curares. Si la fr&#233;quence d'intubation en SSPI ne para&#238;t pas li&#233;e au sexe, la technique ou l'agent d'anesth&#233;sie, en revanche, on retrouve une association avec l'age, aux extr&#234;mes de la vie. Sur plus de 15000 patients, 329 ont &#233;t&#233; admis en soins intensifs, dont 31 de mani&#232;re non pr&#233;vue avant la sortie de SSPI. Parmi eux, dans 75% des cas pour des motifs respiratoires (al&#233;lectasies, pneumopathies), et 25% pour des raisons cardiaques [35]. 7 patients ont &#233;t&#233; r&#233;intub&#233;s avant la sortie de SSPI. Deux facteurs de risques d&#233;terminants identifi&#233;s &#233;taient SaO2 &lt; 90% pre- et per-op&#233;ratoire, et une tachycardie per-op&#233;ratoire. Dans une autre &#233;tude (n=24157), 20 patients (0.08 %) ont &#233;t&#233; admis en USI ce qui repr&#233;sente 36.4 % des admissions non anticip&#233;es en soins intensifs [34]. Dans une autre &#233;tude, 0,4% des patients &#233;taient admis en USI de mani&#232;re non anticip&#233;e apr&#232;s la SSPI pour une cause respiratoire majeure dans un tiers des cas [10].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les cons&#233;quences des r&#233;intubations en SSPI sont significatives avec une dur&#233;e totale de ventilation prolong&#233;e, des s&#233;jours impr&#233;vus en USI, et des cons&#233;quences cardiaques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tr&#232;s peu d'&#233;tudes mentionnent des d&#233;c&#232;s au d&#233;cours des d&#233;tresses respiratoires aigues de SSPI. Si les complications cardiovasculaires viennent au premier rang chez les sujets class&#233;s ASA 3 ou 4, tous les d&#233;c&#232;s ou comas li&#233;s &#224; l'anesth&#233;sie seraient au contraire cons&#233;cutifs &#224; des accidents de d&#233;pression ventilatoire postop&#233;ratoire chez les sujets class&#233;s ASA 1. Dans l'&#233;tude de Rose, le nombre faible de d&#233;c&#232;s &#224; l'hopital (81/24157) rend difficile une corr&#233;lation entre la mortalit&#233; et les accidents respiratoires aigus de SSPI [34]. Le site de survenue des accidents est pourtant un &#233;l&#233;ment d&#233;terminant pour le pronostic. Dans une &#233;tude, la mortalit&#233; des accidents du r&#233;veil &#233;tait de 11 % lorsqu'ils survenaient au bloc op&#233;ratoire, en salle de r&#233;veil ou en unit&#233; de soins intensifs, alors qu'elle &#233;tait de 42 % lorsque ces accidents se produisaient en salle d'hospitalisation (mais dans les 24H). Ceci &#233;tait encore plus vrai pour les accidents de d&#233;pression respiratoire, puisque la mortalit&#233; observ&#233;e &#233;tait respectivement de 29 % et de 70 % [42]. Dans une &#233;tude britannique, les d&#233;pressions ventilatoires postanesth&#233;siques et l'obstruction des voies a&#233;riennes repr&#233;sentaient 25 des 28 d&#233;c&#232;s de la p&#233;riode de r&#233;veil [39]. Dans une &#233;tude N&#233;oz&#233;landaise aupr&#232;s de 8372 patients, sur 419 incidents rapport&#233;s, 44% sont repr&#233;sent&#233;s par des complications &#171; respiratoires &#187; ou de &#171; l'airway &#187; en SSPI [19]. Parmi eux, les complications &#171; respiratoires &#187; sont au nombre de 97 (23%) et sont principalement des d&#233;tresses respiratoires (18%) par inadaptation de la ventilation et/ou de l'oxyg&#233;nation pour lesquels les facteurs favorisants sont les blocs neuromusculaires (1/3), les terrains d&#233;bilit&#233;s, collapsus respiratoires, surdosages en opiac&#233;s, et ob&#233;sit&#233;. Dans ce travail, on d&#233;plore 7 d&#233;c&#232;s, mais 1 seul est attribuable &#224; des probl&#232;mes respiratoires. Sur les 419 incidents, les 2 principaux facteurs favorisants ces &#233;v&#232;nements sont les erreurs de jugement (18%) et de communication (14%) ; viennent seulement ensuite les erreurs techniques (7%).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est durant la premi&#232;re demi-heure suivant l'admission en salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI) que sont observ&#233;s les &#233;pisodes de d&#233;saturation les plus s&#233;v&#232;res, habituellement corrig&#233;s par la suppl&#233;mentation en oxyg&#232;ne [8 ; 11], voire lors du transfert en SSPI [43]. Dans une &#233;tude , 15 % des patients pr&#233;sentaient des &#233;pisodes vrais de d&#233;saturation (SaO2 &lt;% pendant au moins 30 secondes) &#224; l'admission en SSPI [38]. Tous r&#233;pondaient positivement &#224; l'oxyg&#232;ne. Dans une autre &#233;tude r&#233;alis&#233;e aupr&#232;s de 173 adultes, 41% des patients pr&#233;sentent au moins un &#233;pisode d'hypox&#233;mie [11]. Elle &#233;tait s&#233;v&#232;re (spO2&lt; 90% pendant 2 minutes au moins) chez 45 d'entre eux, apparaissait 1 &#224; 100 minutes apr&#232;s l'arr&#234;t de l'apport en O2 (syst&#233;matique au cours des 30 premi&#232;res minutes). Seuls 4 patients &#233;taient cyanos&#233;s. Moller et al rapportent des d&#233;saturations chez 55% des adultes arrivant en SSPI apr&#232;s une AG ou ALR de classe ASA I &#224; IV, avec 1 ou plusieurs &#233;pisodes d'hypox&#233;mie qualifi&#233;e de s&#233;v&#232;re dans 13% des cas [26]. Pr&#232;s de 95% de ces &#233;pisodes n'ont pas &#233;t&#233; reconnus par l'&#233;quipe de SSPI ! Par ailleurs, la pr&#233;sence d'un oxym&#232;tre de pouls limite ces accidents:on retrouve 7% d'hypox&#233;mies (toutes mod&#233;r&#233;es) dans le groupe oxym&#232;tre versus 31% dans le groupe contr&#244;le.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une &#233;tude incluant plus de 20000 patients chirurgicaux, monitor&#233;s par saturom&#232;tre ou non [27], l'incidence d'&#233;pisodes d'hypox&#233;mie n'est pas significativement diff&#233;rente (10% versus 9,4% dans le groupe contr&#244;le), mais l'oxym&#232;tre permet de r&#233;duire les complications respiratoires (3,2 versus 3,8%). Au cours de cette &#233;tude, 7 d&#233;c&#232;s sont attribuables &#224; l'anesth&#233;sie (4 dans le groupe contr&#244;le, 3 dans le groupe oxym&#232;tre). Un questionnaire relevait que 18% des anesth&#233;sistes ont exp&#233;riment&#233;s une situation au cours de laquelle le saturom&#232;tre les aidaient &#224; &#233;viter certaines complications.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peuvent survenir de fa&#231;on brutale et s&#233;v&#232;re des &#233;pisodes d'hypox&#233;mie secondaires exclusivement &#224; l'apparition ou &#224; l'aggravation d'une obstruction des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures, malgr&#233; l'apport d'oxyg&#232;ne post-op&#233;ratoire [11 ;18]. Dans la m&#233;ta-analyse de Pedersen [32], sur 6 essais randomis&#233;s contr&#244;l&#233;s utilisant ou non l'oxym&#232;tre de pouls en per-op&#233;ratoire et en SSPI, 4 &#233;taient retenus, pour un total de 21773 patients. 2 &#233;tudes s'int&#233;ressent au devenir des patients, mais aucune ne retrouve de diff&#233;rence d'incidence dans la survenue de complications en utilisant le capteur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l'&#233;tude de Rose [35], les facteurs de risque pr&#233;op&#233;ratoires patient et chirurgie d&#233;pendants &#233;taient l'&#226;ge &gt; 60 ans, le sexe masculin, l'ob&#233;sit&#233;, le diab&#232;te. Les proc&#233;dures d'urgence ou de dur&#233;e &gt; 4H &#233;taient aussi &#224; risque mais la chirurgie p&#233;rin&#233;ale diminuait ce risque. les facteurs de risque anesth&#233;siques sont repr&#233;sent&#233;s par les pr&#233;m&#233;dications par morphiniques, ou par s&#233;datifs, fentanyl &gt; 2mcg/kg/h ou en association avec la morphine ou l'atracurium &gt; 0.25mg/kg/h, les patients sous thiopental compar&#233;s &#224; ceux sous propofol &#224; l'induction.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Beard et al, retrouvent l'&#226;ge &#233;lev&#233;, le sexe masculin, la chirurgie abdominale ou thoracique, l'utilisation per-op&#233;ratoire de curares ou de fentanyl , et post-op&#233;ratoire de morphiniques [3]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une autre etude, il existait une corr&#233;lation entre la baisse du niveau de conscience et la morbidit&#233; respiratoire &#224; l'arriv&#233;e en SSPI (2.9%) [30] Pour Daley et al, les facteurs favorisants &#233;taient la classe ASA, une dur&#233;e d'intervention &gt; 90min, et une spO2 &lt; 95% avant intervention [11]. Les facteurs d'hypoxemie post-op&#233;ratoire s&#233;v&#232;re qui ressortent dans l'&#233;tude de Moller : &#226;ge, dur&#233;e d'intervention, tabagisme, interventions thoraco-abdominales, existence d'une affection respiratoire chronique. Le r&#244;le de l'ob&#233;sit&#233; ne ressort quant &#224; lui pas clairement. L'utilisation de l'ALR semble diminuer ce risque [26].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une &#233;tude on trouve des facteurs corr&#233;l&#233;s au d&#233;lai de d&#233;saturation en SSPI [38]. L'&#226;ge, le poids, la classe ASA , le recours &#224; l'AG et un remplissage abondant (&gt;1500ml) pour les d&#233;saturations pr&#233;coces (survenant dans les 30 minutes) et la chirurgie p&#233;riph&#233;rique ainsi que une saturation basse a l'admission, la dur&#233;e de l'anesth&#233;sie et le volume perfus&#233; pour les d&#233;saturations tardives . D'autres ne retrouvent pas de facteurs de risques en dehors de curares residuels en sspi [29].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une paralysie musculaire non reconnue en sspi est un important facteur de troubles respiratoires post-op&#233;ratoire. Facteurs de risques de d&#233;tresse respiratoire en SSPI
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.carorl.org/SITE/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Age, sexe M, BPCO, Diabete, Obesit&#233; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.carorl.org/SITE/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Chir thoraco-abdo, ortho, longue dur&#233;e, urgence &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.carorl.org/SITE/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; AG, opiaces, curares&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour mesurer l'incidence d'&#233;v&#232;nements survenant en SSPI, on a d&#233;fini des indicateurs cliniques aupr&#232;s de 13000 patients sur une p&#233;riode de 3 p&#233;riodes de 1 an [33] ; 70 % des complications respiratoires &#233;taient g&#233;r&#233;es par un anesth&#233;siste. L'intervention d'un anesth&#233;siste sur une d&#233;tresse respiratoire &#233;tait requise dans 1 &#224; 1,5 % des cas. La raison la plus fr&#233;quente &#233;tait l'obstruction de l'airway, suivie du bronchospasme et ensuite de l'hypoventilation. On relevait 1 arr&#234;t respiratoire la premi&#232;re ann&#233;e, puis 2 et 4 les ann&#233;es suivantes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;pression respiratoire et effets r&#233;siduels des agents anesth&#233;siques
La phase de r&#233;veil anesth&#233;sique est marqu&#233;e par la disparition progressive des effets r&#233;siduels de l'anesth&#233;sie, alors qu'apparaissent les cons&#233;quences de l'acte chirurgical. Les agents de l'anesth&#233;sie et de l'analg&#233;sie induisent un syndrome d'hypoventilation alv&#233;olaire aux m&#233;canismes multiples. La d&#233;pression respiratoire post-anesth&#233;sique peut &#234;tre sch&#233;matiquement d&#233;compos&#233;e en 2 m&#233;canismes, suivant qu'elle est centrale et int&#233;resse l'ensemble du syst&#232;me respiratoire (centre, muscles des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures, muscles intercostaux et diaphragme), se traduisant par une fr&#233;quence respiratoire basse et des apn&#233;es centrales, ou qu'elle est p&#233;riph&#233;rique, et touche pr&#233;f&#233;rentiellement les muscles des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures, aboutissant &#224; une obstruction partielle ou compl&#232;te
Environ 80 % des complications respiratoires rapport&#233;es dans la litt&#233;rature sont repr&#233;sent&#233;es par la d&#233;pression respiratoire [44] responsable d'un tableau d'hypoventilation alv&#233;olaire avec hypercapnie et hypox&#233;mie. Cliniquement, la d&#233;pression respiratoire va se traduire par une baisse de la ventilation alv&#233;olaire associ&#233;e &#224; des signes d'obstruction des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures (ronflement, tirage, respiration paradoxale). Son intensit&#233; est particuli&#232;rement li&#233;e au niveau de vigilance et au terrain : sujet &#226;g&#233;, ob&#232;se, insuffisant respiratoire chronique et syndrome d'apn&#233;e du sommeil. Cette d&#233;pression respiratoire postop&#233;ratoire peut &#234;tre intense en touchant l'ensemble des muscles respiratoires. Par contre, si elle est de faible intensit&#233;, forme la plus fr&#233;quente, les manifestations cliniques vont &#234;tre essentiellement des signes d'obstruction des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'obstruction de l'airway est la premi&#232;re cause d'hypoventilation et de morbidit&#233; respiratoire post-op&#233;ratoire pour une fr&#233;quence de 0.8 &#224; 8.5% selon les &#233;tudes [Mathew, Hines, Rose].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle se d&#233;veloppe avec la relaxation de la musculature du pharynx qui s'impacte avec le d&#233;placement post&#233;rieur de la langue. Cette obstruction des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures peut &#234;tre soit compl&#232;te (apn&#233;es obstructives), soit partielle (hypopn&#233;es obstructives ou respiration paradoxale) [8]. L'incidence de l'obstruction des voies a&#233;riennes est de 6.9 %. Les facteurs favorisants comme les agents hypnotiques, morphiniques ou encore la curarisation r&#233;siduelle affectent en priorit&#233; les muscles des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures et sont responsables d'une r&#233;duction du tonus des muscles dilatateurs pharyngo-laryng&#233;s avec un effet moins marqu&#233; sur les muscles de la pompe ventilatoire (diaphragme, intercostaux, accessoires). La d&#233;pression respiratoire et le degr&#233; d'hypox&#233;mie peuvent &#234;tre major&#233;s par d'autres facteurs physiologiques ou pathologiques, notamment le niveau de vigilance (alternance veille/sommeil),l'&#226;ge sup&#233;rieur &#224; 70 ans, l'ob&#233;sit&#233;, le syndrome d'apn&#233;es du sommeil et les affections respiratoires chroniques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le laryngospasme peut se produire chez un patient dans un &#233;tat de semi-conscience par la pr&#233;sence de secr&#233;tions dans le pharynx post&#233;rieur, une stimulation de l'airway au cours de l'intubation trach&#233;ale, ou du placement d'un dispositif oral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'obstruction de l'airway peut &#234;tre rapidement r&#233;solue pour pr&#233;venir les futurs baisses de saO2. Les essais r&#233;p&#233;t&#233;s du patient pour respirer contre l'obstruction peuvent cr&#233;er une pression intrapleurale n&#233;gative avec augmentation associ&#233;e des pression intrapulmonaires approchant les 150 mmHg. Ces pressions soutenues aboutissent au d&#233;veloppement d'oed&#232;me pulmonaire post-obstructif dont le traitement comporte l'intubation endotrach&#233;ale et l'oxyg&#233;nation, la ventilation en pression positive avec PEP et diur&#233;tiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'anesth&#233;sie, la chirurgie et la douleur postop&#233;ratoire vont entra&#238;ner des modifications de la fonction respiratoire [7]. La r&#233;duction des volumes pulmonaires, les modifications du mode ventilatoire, la dysfonction diaphragmatique et la douleur postop&#233;ratoire vont favoriser une ventilation &#224; petits volumes pulmonaires pouvant conduire &#224; une hypoventilation alv&#233;olaire et &#224; la constitution d'at&#233;lectasies en postop&#233;ratoire imm&#233;diat ou &#224; l'aggravation d'at&#233;lectasies constitu&#233;es en perop&#233;ratoire. [15 ;23;37].
L'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale est responsable d'une alt&#233;ration des &#233;changes gazeux respiratoires qui se manifeste habituellement par une hypox&#233;mie. Les at&#233;lectasies apparaissent dans les minutes qui suivent l'induction de l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale et persistent dans les heures, voire m&#234;me les jours, qui suivent l'extubation ; elles concernent 80 &#224; 90 % des patients [37] et elles repr&#233;sentent l'une des causes de la d&#233;saturation art&#233;rielle en oxyg&#232;ne en postop&#233;ratoire imm&#233;diat qui r&#233;sulte d'une augmentation du shunt
vrai. Les at&#233;lectasies postop&#233;ratoires repr&#233;sentent la deuxi&#232;me cause d'hypox&#233;mie au r&#233;veil ; elles concernent aussi bien les sujets sains non ob&#232;ses que les ob&#232;ses. Elles sont plus importantes et persistent plus longtemps en cas d'ob&#233;sit&#233; [23].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si l'implication des agents de l'anesth&#233;sie dans les modifications respiratoires post-op&#233;ratoires ne fait gu&#232;re de doute, on ne dispose pas d'&#233;tudes les impliquant directement dans la survenue des d&#233;tresses respiratoires aigues de SSPI.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'hypoventilation est d&#233;finie par une diminution de la ventilation alv&#233;olaire r&#233;sultant d'une &#233;l&#233;vation du CO2 art&#233;riel. Si l'hypoventilation post-op&#233;ratoire peut &#234;tre le r&#233;sultat de l'effet r&#233;siduel des agents anesth&#233;siques volatils ou IV, la fonction respiratoire r&#233;sulte elle de l'effet des curares.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ind&#233;pendamment de toute chirurgie, l'induction de l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale en d&#233;cubitus dorsal induit une augmentation des zones &#224; bas rapport ventilation-perfusion favorisant la formation d'at&#233;lectasies [16]. Pour Craig, l'hypox&#233;mie pr&#233;coce retrouv&#233;e imm&#233;diatement apr&#232;s une anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale (2 heures au maximum apr&#232;s l'anesth&#233;sie) est li&#233;e aux cons&#233;quences des modifications ventilatoires qui surviennent en perop&#233;ratoire [9].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si les benzodiaz&#233;pines sont largement utilis&#233;es en tant que pr&#233;m&#233;dication, amn&#233;siantes et anxiolytiques, elles sont aussi &#224; l'origine d'une d&#233;pression respiratoire centrale et r&#233;duisent l r&#233;ponse ventilatoire &#224; l'hypercapnie, d'autant plus chez le BPCO et ce, de mani&#232;re plus pr&#233;coce et prolong&#233;e que le thipental [13].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La combinaison des opiac&#233;s et du midazolam est reconnue &#224; haut risque d'hypox&#233;mie et d'apn&#233;e [1].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8 volontaires sains pr&#233;sentaient une diminution brutale de la r&#233;ponse ventilatoire au CO2 sous propofol et thiopental mais d'une plus longue dur&#233;e sous propofol [5].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il existe une inhibition de la r&#233;ponse ventilatoire au stimulus hypoxique par de faibles doses anesth&#233;sique halog&#233;n&#233; (0.1 MAC) [20]. Les agents halog&#233;n&#233;s diminuent la ventilation alv&#233;olaire, la vasoconstriction hypoxique pulmonaire, et att&#233;nuent la r&#233;ponse &#224; l'hypoxie et l'hypercapnie. Ainsi, des niveaux de CO2 plus &#233;lev&#233;s sont n&#233;cessaires pour maintenir la ventilation. Des taux sanguins r&#233;siduels d'anesth&#233;siques diminuent la sensibilit&#233; du syst&#232;me ventilatoire de contr&#244;le et augmentent les niveaux de repos de C02 chez les patients non stimul&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, les agents inhal&#233;s et IV inhibent les fonctions nerveuses de l'hypoglosse conduisant au d&#233;veloppement de l'obstruction des VAS [26].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les accidents d'inhalation du liquide gastrique repr&#233;sentent une complication respiratoire grave en postop&#233;ratoire [26], ils sont favoris&#233;s essentiellement par l'alt&#233;ration des r&#233;flexes protecteurs de l'arbre trach&#233;obronchique, notamment les troubles de d&#233;glutition et de fermeture glottique, secondaire &#224; l'effet r&#233;siduel de l'anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale. Le r&#233;flexe de d&#233;glutition redevient normal en moyenne deux heures apr&#232;s une anesth&#233;sie g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Berg a montr&#233; que la d&#233;curarisation partielle s'associe volontiers &#224; une d&#233;saturation [4]. Une &#233;tude r&#233;cente aupr&#232;s de 7459 rapporte sur 42 patients une hypox&#233;mie s&#233;v&#232;re (spO2 &lt; 90% sous 3l/min d'O2 non am&#233;lior&#233;e par la stimulation ou la l'oxyg&#233;nation au masque) dans 52.4% des cas, une obstruction de l'airway (n&#233;cessitant cannulation orale/nasale) dans 35.7%, et une hypox&#233;mie mod&#233;r&#233;e dans 23.8% des cas [29]. Une forte incidence de bloc neuromusculaire r&#233;siduel &#233;tait not&#233;e chez 31 patients (TOF ratios &lt; 0.70) versus aucun dans le groupe contr&#244;le (IC95% 59-85%, p&lt;0.0001). les ratios de TOF &#233;taient dans plus de 90% des cas &lt;0.9.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux m&#233;canismes peuvent expliquer l'hypox&#233;mie li&#233;e au bloc neuromusculaire r&#233;siduel. Une d&#233;gradation de la r&#233;ponse ventilatoire &#224; l'hypoxie et le force musculaire peuvent &#234;tre en cause mais n'ont pas &#233;t&#233; &#233;valu&#233; en routine. L'obstruction de l'airway est la premi&#232;re cause de morbidit&#233; respiratoire post-op&#233;ratoire comme cela a &#233;t&#233; dit pr&#233;c&#233;demment. Si les opiac&#233;s et anesth&#233;siques g&#233;n&#233;raux peuvent induire une obstruction, le blocage neuro-musculaire en soi peut aussi jouer un r&#244;le important. En utilisant des tests fonctionnels pharyng&#233;s et pulmonaires, Eikermann et al ont d&#233;tect&#233;s une obstruction des VAS chez 8 des 12 volontaires &#224; un TOF ratio de 0.5 et chez 4 sur 12 &#224; un TOF ratio de 0.83 [12]. Dans une &#233;tude sur les causes de r&#233;intubation en SSPI, Matthew et al, mentionnaient comme cause principale l'existence d'une s&#233;dation persistante et des curares [22]. Les TOF ratios mesur&#233;s chez 5 des 8 patients r&#233;intub&#233;s &#233;taient &#224; 0.36&#177;0.17 (moy&#177;sem).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le frisson postop&#233;ratoire thermor&#233;gulateur est &#224; l'origine d'une augmentation de la consommation d'oxyg&#232;ne qui s'accompagne d'une baisse de la SvO2, d'une &#233;l&#233;vation du d&#233;bit cardiaque et de la pression art&#233;rielle systolique [40]. Il survient alors une d&#233;saturation en post-op&#233;ratoire imm&#233;diat par le biais d'une diminution des r&#233;serves ventilatoires, ou d'un shunt intrapulmonaire augment&#233; [2]. L'incidence des d&#233;tresses respiratoires li&#233;es &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne na pas &#233;t&#233; &#233;valu&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les complications lors du r&#233;veil chez l'enfant sont essentiellement respiratoires [24 ;44]. L'incidence de ces complications varie selon les d&#233;finitions et la population &#233;tudi&#233;e. Une &#233;tude prospective r&#233;cente portant sur 1996 anesth&#233;sies p&#233;diatriques retrouve 157 complications respiratoires p&#233;rianesth&#233;siques soit une incidence de 7,9 % [6]. Une &#233;tude portant sur 24 165 anesth&#233;sies r&#233;alis&#233;es entre janvier 2000 et juin 2002 retrouve 383 incidents critiques respiratoires durant l'anesth&#233;sie et 242 en SSPI [28]. L'incidence des complications respiratoires de cette s&#233;rie est beaucoup plus faible que dans la premi&#232;re &#233;tude cit&#233;e , probablement parce que seuls les incidents critiques graves ont &#233;t&#233; rapport&#233;s. En SSPI, ces complications respiratoires ne sont plus fr&#233;quentes que chez les enfants ASA 3-5 par rapport &#224; ceux class&#233;s ASA 1-2.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les facteurs de risque de complications respiratoires p&#233;riop&#233;ratoires sont le jeune &#226;ge, une infection des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures (VAS), la chirurgie ORL, l'exp&#233;rience de l'anesth&#233;siste, le mode de maintien de la perm&#233;abilit&#233; des VAS et le tabagisme passif.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;CONCLUSION&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Diff&#233;rentes enqu&#234;tes &#233;pid&#233;miologiques ont bien montr&#233;es que le r&#233;veil de l'anesth&#233;sie constituait une p&#233;riode &#224; risque &#233;lev&#233; de complications respiratoires principalement, qui paraissent moins fr&#233;quentes que les complications cardiovasculaires, encore que ce point ne soit pas observ&#233; dans toutes les &#233;tudes :
&#183; La d&#233;pression respiratoire se traduit le plus souvent cliniquement par des signes d'obstruction des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures : ronflement, tirage, respiration paradoxale.
&#183; La curarisation r&#233;siduelle, m&#234;me mod&#233;r&#233;e, favorise la survenue d'une hypoxie au r&#233;veil de l'anesth&#233;sie.
&#183; L'intensit&#233; de la d&#233;pression respiratoire est variable et elle est particuli&#232;rement exacerb&#233;e par la baisse de vigilance et/ou le sommeil.
&#183; Le terrain (sujet &#226;g&#233;, ob&#232;se, insuffisant respiratoire chronique) majore le risque respiratoire au r&#233;veil, mais les probl&#232;mes les plus importants peuvent &#234;tre observ&#233;s en cas de syndrome d'apn&#233;e du sommeil. Dans ce cas, la mise en oeuvre d'une ventilation nasale en pression continue positive (CPAP) a consid&#233;rablement am&#233;lior&#233; la prise en charge.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.carorl.org/SITE/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; la chirurgie thoraco-abdominale, abdominale, puis orthop&#233;dique sont concern&#233;es&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le risque d'inhalation est favoris&#233; par la perte de sensibilit&#233; des r&#233;flexes protecteurs des voies a&#233;riennes : d&#233;glutition, fermeture glottique.
Nous ne disposons pas d'enqu&#234;tes &#233;pid&#233;miologiques r&#233;centes portant sur un collectif de patients important, mais le passage syst&#233;matique des patients au d&#233;cours de l'anesth&#233;sie en SSPI, et l'utilisation d'agents anesth&#233;siques dont la demi-vie est plus courte et dont les effets respiratoires sont moins prolong&#233;s a probablement r&#233;duit la morbidit&#233; respiratoire, particuli&#232;rement pour les sujets de classe ASA1 et 2.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La notion de &#171; d&#233;tresse respiratoire aigue &#187; n'est pas toujours bien d&#233;finie dans les enqu&#234;tes. L'incidence des complications respiratoires aigue de SSPI se situe autour de 1.3 &#224; 6.9%&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le monitorage instrumental vient en compl&#233;ment de la surveillance clinique. Il repose malgr&#233; tout principalement sur l'oxym&#233;trie de pouls.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;REFERENCES&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.carorl.org/SITE/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 1.Bailey PI, Pace NL, Ashburn MA, et al. Frequent hypoxemia and apnea after sedation with midazolam and fentanyl. Anesthesiology 1990 ;73:826-30 &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.carorl.org/SITE/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 2.Bay J, Nunn JF, Prys-Roberts C. Factors influencing arterial PO2 during recovery from anaesthesia. Br J Anaesth 1968 ;40:398-406 &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.carorl.org/SITE/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 3.+++ Beard K, Jick H, Walker AM. Adverse respiratory events occurring in the recovery room after general anesthesia. Anesthesiology. 1986 Feb ;64(2):269-72
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		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>La trach&#233;otomie apr&#232;s chirurgie ORL</title>
		<link>http://www.carorl.org/SITE/La-tracheotomie-apres-chirurgie</link>
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		<dc:date>2009-01-04T15:47:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Beutter P</dc:creator>

<category domain="http://www.carorl.org/SITE/-15eme-journee-2008-">15eme journ&#233;e - 2008</category>


		<description>LA TRACHEOTOMIE APRES CHRURGIE ORL
indications, contre-indications, prise en charge, complications.

-
&lt;a href="http://www.carorl.org/SITE/-15eme-journee-2008-" rel="directory"&gt;15eme journ&#233;e - 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La trach&#233;otomie est l'ouverture des voies a&#233;riennes au niveau de la trach&#233;e cervicale. Elle est effectu&#233;e par voie chirurgicale selon la technique d&#233;crite par Jackson au d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En post-op&#233;ratoire de la chirurgie cervicale nous n'aborderons pas la technique par dilatation per cutan&#233;e (TPC) r&#233;put&#233;e moins invasive, d&#233;crite par Seldinger puis Ciglia en 1987.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si ce geste doit &#234;tre r&#233;alis&#233;, il faut, dans la mesure du possible, toujours le faire en fin d'intervention ou au moment de l'abord des voies a&#233;riennes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a une indication &#224; faire une trach&#233;otomie en post-op&#233;ratoire de la chirurgie cervicale chaque fois qu'il existe un risque important d'obstruction des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures par l'&#339;d&#232;me post-op&#233;ratoire ou des voies a&#233;riennes inf&#233;rieures en raison de troubles de la d&#233;glutition.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les interventions qui r&#233;pondent &#224; ces crit&#232;res sont :
&lt;br /&gt; La chirurgie partielle laryng&#233;e horizontale supraglottique et supra-crico&#239;dienne
&lt;br /&gt; Toute chirurgie pharyngo-laryng&#233;e partielle r&#233;alis&#233;e apr&#232;s radioth&#233;rapie
&lt;br /&gt; Toute chirurgie oropharyng&#233;e r&#233;alis&#233;e apr&#232;s radioth&#233;rapie.
&lt;br /&gt; La chirurgie oropharyng&#233;e r&#233;alis&#233;e avec lambeau p&#233;dicul&#233; ou lambeau libre.
&lt;br /&gt; La chirurgie des st&#233;noses laryng&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les interventions qui ne r&#233;pondent pas &#224; ces crit&#232;res sont :
&lt;br /&gt; La chirurgie partielle laryng&#233;e verticale
&lt;br /&gt; La chirurgie thyro&#239;dienne
&lt;br /&gt; La chirurgie des aires ganglionnaires,
&lt;br /&gt; La chirurgie des kystes et fistules cervicale
&lt;br /&gt; La chirurgie pharyng&#233;e partielle limit&#233;e.
&lt;br /&gt; La chirurgie de l'&#339;sophage cervical.
&lt;br /&gt; La chirurgie des st&#233;noses trach&#233;ales
&lt;br /&gt; La chirurgie des tumeurs vasculaires du cou.
&lt;br /&gt; La chirurgie des glandes salivaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il existe par ailleurs des contre-indications &#224; la trach&#233;otomie.
Enfin dans les suites de l'intervention la canule de trach&#233;otomie doit &#234;tre enlev&#233;e le plus pr&#233;cocement possible, d&#232;s que les &#233;l&#233;ments qui en ont fait poser l'indication sont r&#233;solus.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;TECHNIQUE&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La trach&#233;otomie chirurgicale doit placer l'ouverture trach&#233;ale au-dessous du deuxi&#232;me anneau afin d'&#233;viter tout risque de traumatisme laryng&#233; responsable d'une st&#233;nose ult&#233;rieure.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'isthmotomie thyro&#239;dienne est syst&#233;matique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une trach&#233;otomie bien faite facilite les man&#339;uvres de recanulation et pr&#233;vient la d&#233;canulation accidentelle&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Incision cutan&#233;e :&lt;/strong&gt; si elle est diff&#233;rente de l'incision cervicale utilis&#233;e pour le geste ORL, elle est cervicale horizontale, dans un pli cutan&#233; &#224; la base du cou, en regard de la trach&#233;e. Elle mesure 4 &#224; 5 centim&#232;tres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Abord de la trach&#233;e :&lt;/strong&gt; la section du muscle peaucier au bistouri est faite apr&#232;s l'incision cutan&#233;e. Elle expose les veines jugulaires ant&#233;rieures dont il faut faire lh&#233;ostase. La pointe des ciseaux ouvre ensuite la ligne blanche. La dissection devient verticale, dans l'axe trach&#233;al. Les deux plans musculaires sous-hyo&#239;diens sont refoul&#233;s lat&#233;ralement par des &#233;carteurs confi&#233;s &#224; l'aide op&#233;ratoire. Ce geste expose l'isthme thyro&#239;dien. L'h&#233;mostase des arcades vasculaires sus et sous-isthmiques est indispensable avant l'isthmotomie. Elle est effectu&#233;e au fil r&#233;sorbable par deux ligatures sup&#233;rieures et deux ligatures inf&#233;rieures, de part et d'autre de la ligne m&#233;diane. Ensuite la face profonde de l'isthme est d&#233;coll&#233;e de la trach&#233;e. L'isthmotomie m&#233;diane va permettre l'exposition de la zone de trach&#233;otomie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Incision trach&#233;ale :&lt;/strong&gt; Les &#233;carteurs de l'aide sont replac&#233;s pour refouler lat&#233;ralement les moignons isthmiques. L'exposition de la trach&#233;e doit &#234;tre suffisante pour placer l'incision sur un voire deux anneaux, en r&#232;gle les 3&#232;me et 4&#232;me. Avant ce geste, l'h&#233;mostase est compl&#233;t&#233;e. L'incision dessine un I avec un trait vertical strictement m&#233;dian et deux traits horizontaux. Elle d&#233;bute par les deux incisions horizontales, inter-annulaires. Effectu&#233;e au bistouri &#233;lectrique, elle permet d'&#233;viter de crever le ballonnet de la sonde d'intubation. L'incision verticale est ensuite r&#233;alis&#233;e de bas en haut, pour pr&#233;venir une blessure vasculaire m&#233;diastinale. Chaque volet trach&#233;al est alors amarr&#233; par un fil de suture. Ces fils serviront &#224; la traction sur les volets pour faciliter la mise en place de la canule. La r&#233;section des volets est une alternative lors d'une trach&#233;otomie d&#233;finitive ou difficile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mise en place de la canule :&lt;/strong&gt; Une traction sur les fils de suture maintient les volets trach&#233;aux &#233;cart&#233;s. Le retrait de la sonde d'intubation est effectu&#233; par l'anesth&#233;siste ce qui permet de placer la canule de trach&#233;otomie. Une nouvelle h&#233;mostase est souvent r&#233;alis&#233;e &#224; ce stade. La canule doit s'adapter &#224; la morphologie du patient afin de pr&#233;venir tout risque de d&#233;canulation, et diminuer aussi la r&#233;p&#233;tition de microtraumatismes lors de recanulation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Fermeture :&lt;/strong&gt; Elle est volontairement l&#226;che, en un seul plan et peu herm&#233;tique. Elle doit en effet rendre facile tout changement de canule et pr&#233;venir la survenue d'un emphys&#232;me sous-cutan&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;Trach&#233;otomie de l'enfant&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; :&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le larynx du nouveau-n&#233; &#233;tant plus haut situ&#233;, le crico&#239;de est souvent l'unique structure perceptible. Par ailleurs la trach&#233;e de l'enfant est tr&#232;s mobile lat&#233;ralement et risque d'&#234;tre d&#233;plac&#233;e par la mise en place des &#233;carteurs. La dissection doit donc &#234;tre tr&#232;s prudente.
L'isthme thyro&#239;dien est sectionn&#233; seulement s'il recouvre l'aire de la trach&#233;otomie.
L'incision trach&#233;ale est m&#233;diane, seulement verticale. Les berges cutan&#233;es peuvent &#234;tre sutur&#233;es aux berges trach&#233;ales pour faciliter les changements de canule.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;INDICATIONS&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a une indication &#224; faire une trach&#233;otomie en post-op&#233;ratoire de la chirurgie cervicale chaque fois qu'il existe un risque important d'obstruction des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures par l'&#339;d&#232;me post-op&#233;ratoire ou des voies a&#233;riennes inf&#233;rieures en raison de troubles de la d&#233;glutition.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les interventions qui r&#233;pondent &#224; ces crit&#232;res sont :
&lt;br /&gt; La chirurgie partielle laryng&#233;e horizontale supraglottique et supra-crico&#239;dienne
&lt;br /&gt; Laryngectomie partielle horizontale supra-glottique
&lt;br /&gt; Hyo-thyro-&#233;piglottectomie
&lt;br /&gt; Laryngectomie partielle horizontale supra-crico&#239;dienne avec CHP
&lt;br /&gt; Laryngectomie partielle horizontale supra-crico&#239;dienne avec CHEP
&lt;br /&gt; Laryngectomie frontale ant&#233;rieure de Tucker
&lt;br /&gt; Toute chirurgie pharyngo-laryng&#233;e partielle r&#233;alis&#233;e apr&#232;s radioth&#233;rapie
&lt;br /&gt; Toute chirurgie oropharyng&#233;e r&#233;alis&#233;e apr&#232;s radioth&#233;rapie.
&lt;br /&gt; Pelvi-glosso-mandibulectomie
&lt;br /&gt; Bucco-pharyngectomie trans-mandibulaire
&lt;br /&gt; Oropharyngectomie partielle
&lt;br /&gt; La chirurgie oropharyng&#233;e r&#233;alis&#233;e avec lambeau p&#233;dicul&#233; ou lambeau libre.
&lt;br /&gt; La chirurgie des st&#233;noses laryng&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;CONTRE-INDICATIONS&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; La chirurgie partielle laryng&#233;e verticale
&lt;br /&gt; Cordectomie chirurgicale
&lt;br /&gt; Laryngectomie fronto-lat&#233;rale
&lt;br /&gt; La chirurgie thyro&#239;dienne.
&lt;br /&gt; La thyro&#239;dectomie totale pour cancer avec traumatisme r&#233;currentiel bilat&#233;ral est justiciable en fin d'intervention d'une cordotomie post&#233;rieure pour assurer la ventilation au r&#233;veil.
&lt;br /&gt; La chirurgie des aires ganglionnaires,
&lt;br /&gt; La chirurgie des kystes et fistules cervicale
&lt;br /&gt; La chirurgie pharyng&#233;e partielle limit&#233;e.
&lt;br /&gt; La chirurgie de l'&#339;sophage cervical.
&lt;br /&gt; Chirurgie du diverticule de Zenker
&lt;br /&gt; Myotomie du crico-pharyngien
&lt;br /&gt; La chirurgie des st&#233;noses trach&#233;ales
&lt;br /&gt; R&#233;section anastomose de trach&#233;e
&lt;br /&gt; R&#233;section anastomose crico-trach&#233;ale et thyro-trach&#233;ale
&lt;br /&gt; L'extubation post-op&#233;ratoire est essentielle
&lt;br /&gt; Cas particulier de l'enfant
&lt;br /&gt; La chirurgie des tumeurs vasculaires du cou.
&lt;br /&gt; Ex&#233;r&#232;se de glomus carotidien
&lt;br /&gt; Ex&#233;r&#232;se de paragangliome du X
&lt;br /&gt; La chirurgie des glandes salivaires.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;PRISE EN CHARGE&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les suites de l'intervention la canule de trach&#233;otomie doit &#234;tre enlev&#233;e le plus pr&#233;cocement possible, d&#232;s que les &#233;l&#233;ments qui en ont fait poser l'indication sont r&#233;solus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'humidification de l'air est indispensable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le premier changement de canule est fait en r&#232;gle au 3&#176; jour.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;COMPLICATIONS&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les complications postop&#233;ratoires pr&#233;coces sont li&#233;es aux probl&#232;mes techniques de positionnement de la canule, aux h&#233;morragies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le d&#233;faut de positionnement de la canule est secondaire, le plus souvent, &#224; une difficult&#233; technique d'insertion. Cette difficult&#233; doit &#234;tre anticip&#233;e en perop&#233;ratoire en adaptant la place de l'ouverture trach&#233;ale par rapport &#224; l'incision cutan&#233;e. La d&#233;canulation pr&#233;coce par d&#233;faut de fixation de la canule est un accident redoutable en raison de la difficult&#233; potentielle &#224; recanuler la trach&#233;e avant que le trajet ne soit organis&#233;, ce qui prend sept &#224; dix jours. Cette difficult&#233; de r&#233;insertion de la canule est plus importante en cas de petite taille de la voie d'abord et l'absence de fils tracteurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'h&#233;morragie est pr&#233;venue par une technique rigoureuse et une h&#233;mostase r&#233;gl&#233;e lors de l'isthmotomie. Elle peut n&#233;anmoins imposer une reprise chirurgicale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Quand extuber ?</title>
		<link>http://www.carorl.org/SITE/Quand-extuber</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.carorl.org/SITE/Quand-extuber</guid>
		<dc:date>2008-12-18T15:55:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bourgain Jean-Louis, Cros Anne-Marie</dc:creator>

<category domain="http://www.carorl.org/SITE/-15eme-journee-2008-">15eme journ&#233;e - 2008</category>


		<description>La justification des salles de r&#233;veil a &#233;t&#233; reconnue de part l'ensemble des pays d&#233;velopp&#233;s. En France, la premi&#232;re enqu&#234;te SFAR-INSERM en 1979 a bien mis en &#233;vidence le risque de d&#233;pression respiratoire postop&#233;ratoire, en relation essentiellement avec l'utilisation d'opiac&#233;s de longue dur&#233;e d'action ou pr&#233;sentant un effet rebond. Par ailleurs, l'utilisation de pancuronium exposait au risque de curarisation r&#233;siduelle que l'absence de monitorage ne (&amp;hellip;)

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&lt;a href="http://www.carorl.org/SITE/-15eme-journee-2008-" rel="directory"&gt;15eme journ&#233;e - 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;La justification des salles de r&#233;veil a &#233;t&#233; reconnue de part l'ensemble des pays d&#233;velopp&#233;s. En France, la premi&#232;re enqu&#234;te SFAR-INSERM en 1979 a bien mis en &#233;vidence le risque de d&#233;pression respiratoire postop&#233;ratoire, en relation essentiellement avec l'utilisation d'opiac&#233;s de longue dur&#233;e d'action ou pr&#233;sentant un effet rebond. Par ailleurs, l'utilisation de pancuronium exposait au risque de curarisation r&#233;siduelle que l'absence de monitorage ne permettait pas de d&#233;celer. Dernier point, la strat&#233;gie de pr&#233;vention de l'hypothermie n'avait pas &#233;t&#233; d&#233;finie et les patients arrivaient fr&#233;quemment en situation d'hypothermie profonde. Morphinisation et curarisation r&#233;siduelles plus ou moins associ&#233;es &#224; une hypothermie justifiaient pleinement l'usage de la ventilation contr&#244;l&#233;e en SSPI.
Depuis les choses ont bien chang&#233; et l'enqu&#234;te SFAR-INSERM r&#233;cemment publi&#233;e a pu montrer que la mortalit&#233; p&#233;ri-op&#233;ratoire &#233;tait li&#233;e &#224; d'autres facteurs comme l'hypovol&#233;mie, l'an&#233;mie ou l'inhalation de liquide gastrique [1]. Le monitorage de la curarisation, rendu obligatoire depuis la conf&#233;rence de consensus sur la curarisation en 2002, la pr&#233;vention de l'hypothermie et l'utilisation de nouveaux agents anesth&#233;siques ont r&#233;duit consid&#233;rablement les indications de la ventilation contr&#244;l&#233;e en SSPI.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La curarisation r&#233;siduelle&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La curarisation r&#233;siduelle est un facteur de risque majeur de d&#233;c&#232;s p&#233;ri-op&#233;ratoires comme cela a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; dans une &#233;tude remarquable [2]. Dans une large &#233;tude multicentrique, les observations de patients d&#233;c&#233;d&#233;s (ou devenu comateux) au cours ou au d&#233;cours d'une intervention ont &#233;t&#233; compar&#233;es &#224; celles de patients t&#233;moins appari&#233;s. C'est ainsi que 807 cas et 883 contr&#244;les ont &#233;t&#233; isol&#233;s d'une population de 869483 patients anesth&#233;si&#233;s. Le premier facteur de risque de mortalit&#233; est l'absence de neutralisation des curares : l'odds ratio des patients d&#233;curaris&#233;s versus non d&#233;curaris&#233;s est de 0,101 soit un risque presque 10 fois sup&#233;rieur. La curarisation r&#233;siduelle est pourvoyeuse de complications postop&#233;ratoires dans la premi&#232;re heure postop&#233;ratoire : hypox&#233;mie et obstruction des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures [3].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour juger qu'un patient est d&#233;curaris&#233;, un rapport T4/T1 &#8805; 90% est requis [4]. L'utilisation d'un monitorage de la curarisation est exig&#233;e par la conf&#233;rence de consensus sur les indications de la curarisation [5].
La pr&#233;sence d'une curarisation r&#233;siduelle est fr&#233;quente, m&#234;me apr&#232;s une injection d'une dose unique de curare pour l'intubation, en l'absence de monitorage de la curarisation [6]. L'utilisation d'un monitorage quantitatif avec enregistrement sur le moniteur am&#233;liore la pratique du monitorage et r&#233;duit &#224; 4% le nombre de patients non monitor&#233;s et non antagonis&#233;s [7]. Uns strat&#233;gie de monitorage de la jonction neuromusculaire sur le long terme a permis de r&#233;duire consid&#233;rablement les indications de ventilation contr&#244;l&#233;e postop&#233;ratoire pour des raisons de curarisation r&#233;siduelle. Dans notre exp&#233;rience, la proportion de patients ventil&#233;s en SSPI pour cette raison est proche de 1 pour mille [8] ; la raison principale de ces curarisation r&#233;siduelles est maintenant li&#233;e le plus souvent &#224; des al&#233;as : erreur d'administration, chirurgie annul&#233;e en particulier.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'hypothermie&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tous les anesth&#233;siques g&#233;n&#233;raux induisent de profondes modifications de la temp&#233;rature centrale par redistribution de la chaleur corporelle entre le compartiment central et p&#233;riph&#233;rique [9]. Ces alt&#233;rations de la r&#233;gulation sont &#224; l'origine d'hypothermies rapidement cliniquement significatives. C'est la raison pour laquelle il est recommand&#233; de surveiller la temp&#233;rature d&#232;s que la dur&#233;e d'anesth&#233;sie exc&#232;de 30 minutes. La plupart des thermom&#232;tres commercialis&#233;s fonctionnent correctement, bien que les capteurs d'oreille montrent une r&#233;elle inexactitude qui les ont fait condamner en Allemagne [10]. Les moyens de pr&#233;vention sont efficaces quelque soit le type de chirurgie. N&#233;anmoins, une certaine proportion de patients sortent du bloc en &#233;tat d'hypothermie : par exemple 23% dans une &#233;tude r&#233;cente comparant la chirurgie urologique coelioscopique et &#224; ventre ouvert [11]. L'hypothermie alt&#232;re la qualit&#233; du r&#233;veil : retard de r&#233;veil, potentialisation de la curarisation, augmentation de la VO2 lors du r&#233;chauffement en particulier. L'impact n&#233;gatif de cette hypothermie touche plusieurs organes soit directement soit lors de la p&#233;riode de r&#233;chauffement : &lt;br /&gt; Le c&#339;ur avec une augmentation de 300% du risque d'isch&#233;mie coronarienne, &lt;br /&gt; Le cerveau avec une majoration des troubles cognitifs postop&#233;ratoires, &lt;br /&gt; La cicatrisation, &lt;br /&gt; Les d&#233;fenses immunitaires avec un triplement du risque d'infection &lt;br /&gt; La coagulation et les besoins en transfusion [12].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me une hypothermie mod&#233;r&#233;e (&lt; 1&#176;) augmente les pertes sanguines d'approximativement 16% [4-26%] et le risque relatif d'avoir &#224; transfuser le patient de 22% [3-37%]. Ces effets n&#233;gatifs sont d'autant plus prononc&#233;s que le patient est &#226;g&#233; et &#224; haut risque [13].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me si l'air chaud puls&#233; repr&#233;sente la m&#233;thode de pr&#233;vention la plus efficace, une strat&#233;gie multimodale est recommand&#233;e : r&#233;chauffement des gaz inspir&#233;s effectif en circuit ferm&#233; apr&#232;s 1 heure de ventilation, r&#233;chauffement des solut&#233;s. Ces m&#233;thodes de r&#233;chauffement sont efficaces lorsqu'elles sont appliqu&#233;es de fa&#231;on protocol&#233;e et audit&#233;e r&#233;guli&#232;rement. Ceci a &#233;t&#233; publi&#233; par une &#233;quipe &#233;cossaise [14] qui a vu la temp&#233;rature des patients &#224; l'arriv&#233;e en SSPI s'accro&#238;tre de 35,5 &#224; 36,6&#176; apr&#232;s application des mesures classiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De fa&#231;on &#233;tonnante, l'int&#233;r&#234;t de la ventilation contr&#244;l&#233;e en SSPI dans la prise en charge des hypothermies p&#233;riop&#233;ratoires n'a pas &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;. Une ventilation contr&#244;l&#233;e syst&#233;matique n'a montr&#233; aucun b&#233;n&#233;fice dans une &#233;tude comparant l'extubation pr&#233;coce et la ventilation contr&#244;l&#233;e postop&#233;ratoire syst&#233;matique [15]. Devant un patient hypotherme et stable, le choix se pose entre la s&#233;dation postop&#233;ratoire avec ventilation contr&#244;l&#233;e et la ventilation spontan&#233;e. Aucune &#233;tude ne permet de trancher et le principe d'un r&#233;chauffement actif par air chaud puls&#233; doit &#234;tre adopt&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les effets r&#233;siduels des agents anesth&#233;siques&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le r&#233;mifentanil et les agents hypnotiques r&#233;cents comme le s&#233;voflurane et le desflurane voient leur dur&#233;e d'action non ou tr&#232;s peu influenc&#233;s par la dur&#233;e d'utilisation. Leur administration est facilit&#233;e par l'application des donn&#233;es pharmacocin&#233;tiques qui permet d'&#233;viter les surdosages et de contr&#244;ler la cin&#233;tique lors du r&#233;veil. C'est en particulier l'int&#233;r&#234;t du mode AIVOC pour le r&#233;mifentanil [16]. Tr&#232;s r&#233;cemment ce principe a &#233;t&#233; transpos&#233; aux agents halog&#233;n&#233;s qu'il est possible d'administrer en mode asservi &#224; la concentration expir&#233;e. L'anesth&#233;siste ajuste la concentration expir&#233;e qu'il souhaite et la machine modifie le d&#233;bit de gaz frais pour atteindre cet objectif le plus rapidement possible. La conjonction d'un profil pharmacocin&#233;tique excellent et de modalit&#233;s d'administration modernes a permis de diminuer l'incidence des retards de r&#233;veil de fa&#231;on tr&#232;s sensible. Les facteurs ayant conduit &#224; ventiler les patients en SSPI ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s : en 2001-2002, l34 patients sur 12033 ont &#233;t&#233; ventil&#233;s (1,11%) du fait d'une curarisation r&#233;siduelle ou d'un retard de r&#233;veil le plus souvent. En 2006-2007, seuls 30 patients ont &#233;t&#233; ventil&#233;s en SSPI (0,3%) et le retard de r&#233;veil n'a jamais &#233;t&#233; incrimin&#233; alors que la consommation de r&#233;mifentanil est pass&#233;e de 30 &#224; 69% et l'isoflurane compl&#232;tement abandonn&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Tableau 1&lt;/strong&gt; : Facteurs explicatifs de ventilation en SSPI &lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class=&quot;row_even&quot;&gt;&lt;td&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt;2001-2002&lt;/td&gt;&lt;td&gt;2006-2007&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_odd&quot;&gt;&lt;td&gt;Nombre de patients pris en charge &lt;/td&gt;&lt;td&gt;12033&lt;/td&gt;&lt;td&gt;11805&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_even&quot;&gt;&lt;td&gt;Nombre de patients ventil&#233;s en SSPI&lt;/td&gt;&lt;td&gt;134&lt;/td&gt;&lt;td&gt;30*&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_odd&quot;&gt;&lt;td&gt;Exc&#232;s d'anesth&#233;siques (Nbr)&lt;/td&gt;&lt;td&gt;69&lt;/td&gt;&lt;td&gt;4*&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_even&quot;&gt;&lt;td&gt;Utilisation NMT(Nbr/Nbr patients curaris&#233;s)&lt;/td&gt;&lt;td&gt;15/101&lt;/td&gt;&lt;td&gt;13/13*&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_odd&quot;&gt;&lt;td&gt;Temp&#233;rature&lt;35,5&#176;C (Nbr)45&lt;/td&gt;&lt;td&gt;16*&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_even&quot;&gt;&lt;td&gt;Usage isoflurane et sufentanil (Nbr)&lt;/td&gt;&lt;td&gt;112&lt;/td&gt;&lt;td&gt;0*&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_odd&quot;&gt;&lt;td&gt;* p&lt;0,05 vs 2001-2002&lt;/td&gt;&lt;td&gt; &lt;/td&gt;&lt;td&gt; &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'extubation pr&#233;coce est-elle &#224; risque ?&lt;/i&gt;
Ce sujet a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; par le recensement des causes des r&#233;intubations en SSPI. Sur un collectif de 152939 patients, 101 cas ont &#233;t&#233; identifi&#233;s soit une incidence de 1,2:1000 [17]. Les causes de ces r&#233;intubations sont r&#233;sum&#233;es dans le tableau 2. La cause la plus fr&#233;quente est la d&#233;compensation de l'insuffisance respiratoire chez des patients aux ant&#233;c&#233;dents cardiaques ou respiratoires s&#233;v&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Tableau 2 :&lt;/strong&gt; Listes des causes des r&#233;intubations en SSPI d'apr&#232;s [17].
&lt;span class='spip_document_65 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.carorl.org/SITE/local/cache-vignettes/L520xH306/tab2-beb0b.jpg' width='520' height='306' alt=&quot;&quot; style='height:306px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les facteurs pr&#233;dictifs de ces &#233;checs sont mal d&#233;finis car l'incidence des r&#233;intubations est globalement tr&#232;s faible et la plupart des patients m&#234;me avec une insuffisance respiratoire tr&#232;s s&#233;v&#232;re peuvent &#234;tre pris en charge sans ventilation contr&#244;l&#233;e postop&#233;ratoire [18]. Sur un collectif de 20 patients sous ventilation m&#233;canique &#224; domicile, l'extubation imm&#233;diate a pu &#234;tre r&#233;alis&#233;e chez 19 d'entre eux en fin de chirurgie et retard&#233;e de 12 heures pour un cas [19]. L'autonomie respiratoire a &#233;t&#233; obtenue par la reprise pr&#233;coce de la ventilation non invasive. Des essais d'extubation sur table ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s dans des sp&#233;cialit&#233;s o&#249; l'extubation en soins intensifs &#233;tait la r&#232;gle : chirurgie cardiaque [19], chirurgie aortique [20], neurochirurgie et transplantation h&#233;patique [21]. Dans chacune de ces &#233;tudes, l'extubation a pu &#234;tre r&#233;alis&#233;e dans des d&#233;lais relativement courts, de l'ordre de 30 minutes. Le b&#233;n&#233;fice principal a &#233;t&#233; dans toutes ces publications une r&#233;duction de la dur&#233;e de s&#233;jour en soins intensifs, sans b&#233;n&#233;fice direct pour le patient.
Pour peu que certains des crit&#232;res pr&#233;alablement d&#233;crits comme n&#233;cessaires &#224; l'extubation soient remplis, la probabilit&#233; d'un r&#233;veil pendant le transport n'est pas nulle. Cette situation n'est pas s&#233;curisante et peut aboutir &#224; des situations d&#233;licates : auto-extubation, agitation, m&#233;morisation etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La conf&#233;rence d'experts sur l'intubation difficile ne d&#233;finit pas de conduite particuli&#232;re concernant l'extubation des patients difficiles &#224; intuber si ce n'est qu'elle recommande la pr&#233;sence d'un anesth&#233;siste s&#233;nior pendant l'extubation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'extubation en salle retarde t'elle le programme op&#233;ratoire ?
Cette affirmation est fr&#233;quemment avanc&#233;e pour justifier l'extubation en SSPI. A notre connaissance, cette hypoth&#232;se n'a pas encore &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les indications de la ventilation contr&#244;l&#233;e postop&#233;ratoires sont tr&#232;s peu fr&#233;quentes depuis le d&#233;veloppement du monitorage de la curarisation, de la pr&#233;vention de l'hypothermie et de l'utilisation des agents anesth&#233;siques de demi-vie contextuelle courte. Est ce &#224; dire que les probl&#232;mes ont tous &#233;t&#233; r&#233;solus ? Certainement pas et il existe toujours des curarisations r&#233;siduelles et l'hypothermie n'a pas disparu. Est ce &#224; dire que la ventilation contr&#244;l&#233;e postop&#233;ratoire repr&#233;sente la solution &#224; ces probl&#232;mes ? Certainement pas car la d&#233;pression respiratoire, la curarisation r&#233;siduelle et l'hypothermie sont toutes porteuses de risque de complications postop&#233;ratoires et, &#224; ce titre, doivent &#234;tre combattues. C'est cette lutte combin&#233;e qui fera dispara&#238;tre les indications de ventilation contr&#244;l&#233;e postop&#233;ratoire.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; 1. Lienhart A, Auroy Y, Pequignot F, Benhamou D, Warszawski J, Bovet M et al . Survey of anesthesia-related mortality in France. Anesthesiology 2006 ; 105 : 1087-97
&lt;br /&gt; 2. Arbous MS, Meursing AE, Van Kleef JW, de Lange JJ, Spoormans HH, Touw P et al . Impact of anesthesia management characteristics on severe morbidity and mortality. Anesthesiology 2005 ; 102 : 257-68
&lt;br /&gt; 3. Murphy GS, Szokol JW, Marymont JH, Greenberg SB, Avram MJ, Vender JS et al . Intraoperative acceleromyographic monitoring reduces the risk of residual neuromuscular blockade and adverse respiratory events in the postanesthesia care unit. Anesthesiology 2008 ; 109 : 389-98
&lt;br /&gt; 4. Brull SJ. Indicators of recovery of neuromuscular function : time for change ? Anesthesiology 1997 ; 86 : 755-7
&lt;br /&gt; 5. Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise d'Anesth&#233;sie R&#233;animation. Conf&#233;rence de consensus. Indications de la curarisation en anesth&#233;sie [abstract]. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2000 ; 19 : 344S
&lt;br /&gt; 6. Debaene B, Plaud B, Dilly MP, Donati F. Residual paralysis in the PACU after a single intubating dose of nondepolarizing muscle relaxant with an intermediate duration of action. Anesthesiology 2003 ; 98 : 1042-8
&lt;br /&gt; 7. Motamed C, Bourgain JL. Computerized recording of neuromuscular monitoring and the risk of residual paralysis at the time of extubation. J Clin.Monit.Comput. 2008 ;
&lt;br /&gt; 8. Allary J., Weil G., Bourgain JL. Impact des protocoles d'anesth&#233;sie sur la ventilation post op&#233;ratoire en salle de surveillance post interventionnelle [abstract]. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2008 ;
&lt;br /&gt; 9. Sessler DI. Temperature monitoring and perioperative thermoregulation. Anesthesiology 2008 ; 109 : 318-38
&lt;br /&gt; 10. Torossian A. [Intraoperative temperature management]. Anasthesiol.Intensivmed.Notfallmed.Schmerzther. 2008 ; 43 : 397-9
&lt;br /&gt; 11. Hoda MR, Popken G. Maintaining perioperative normothermia during laparoscopic and open urologic surgery. J Endourol. 2008 ; 22 : 931-8
&lt;br /&gt; 12. Rajagopalan S, Mascha E, Na J, Sessler DI. The effects of mild perioperative hypothermia on blood loss and transfusion requirement. Anesthesiology 2008 ; 108 : 71-7
&lt;br /&gt; 13. Putzu M, Casati A, Berti M, Pagliarini G, Fanelli G. Clinical complications, monitoring and management of perioperative mild hypothermia : anesthesiological features. Acta Biomed. 2007 ; 78 : 163-9
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&lt;br /&gt; 15.	Shackford SR, Virgilio RW, Peters RM. Early extubation versus prophylactic ventilation in the high risk patient : a comparison of postoperative management in the prevention of respiratory complications. Anesth Analg. 1981 ; 60 : 76-80
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&lt;br /&gt; 19. Lumbierres M, Prats E, Farrero E, Monasterio C, Gracia T, Manresa F et al . Noninvasive positive pressure ventilation prevents postoperative pulmonary complications in chronic ventilators users. Respir.Med. 2007 ; 101 : 62-8
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&lt;br /&gt; 21. O'Meara ME, Whiteley SM, Sellors JM, Luntley JM, Davison S, McClean P et al . Immediate extubation of children following liver transplantation is safe and may be beneficial. Transplantation 2005 ; 80 : 959-63&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Extubation en SSPI</title>
		<link>http://www.carorl.org/SITE/Extubation-en-SSPI</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cros Anne-Marie</dc:creator>

<category domain="http://www.carorl.org/SITE/-15eme-journee-2008-">15eme journ&#233;e - 2008</category>


		<description>1. Effets de l'anesth&#233;sie sur la fonction respiratoire &lt;br /&gt;L'anesth&#233;sie alt&#232;re la r&#233;ponse r&#233;flexe des muscles dilatateurs du pharynx &#224; la pression n&#233;gative. Ceci entra&#238;ne une augmentation des r&#233;sistances des VAS et un collapsus du pharynx si l'extubation est r&#233;alis&#233;e avant le r&#233;veil complet [1]. &lt;br /&gt;L'anesth&#233;sie d&#233;prime les r&#233;flexes de protection pharyngo-laryng&#233;s [1]. L'alt&#233;ration est due &#224; l'effet pharmacologique propre de chaque agent et &#224; la s&#233;dation (&amp;hellip;)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;1. Effets de l'anesth&#233;sie sur la fonction respiratoire&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'anesth&#233;sie alt&#232;re la r&#233;ponse r&#233;flexe des muscles dilatateurs du pharynx &#224; la pression n&#233;gative. Ceci entra&#238;ne une augmentation des r&#233;sistances des VAS et un collapsus du pharynx si l'extubation est r&#233;alis&#233;e avant le r&#233;veil complet [1].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'anesth&#233;sie d&#233;prime les r&#233;flexes de protection pharyngo-laryng&#233;s [1]. L'alt&#233;ration est due &#224; l'effet pharmacologique propre de chaque agent et &#224; la s&#233;dation r&#233;siduelle [1]. L'intubation diminue la r&#233;flectivit&#233; laryng&#233;e pendant au moins une heure ce qui facilite l'inhalation passive.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La chirurgie ORL ou maxillo-faciale peut favoriser l'obstruction des VAS.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;2. Crit&#232;res d'extubation&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;cision d'extuber le patient doit tenir compte du degr&#233; de r&#233;versibilit&#233; des m&#233;dicaments, de la fonction respiratoire et cardiovasculaire du patient, du retentissement de la chirurgie sur ces fonctions. La ventilation spontan&#233;e doit permettre d'assurer l'apport d'oxyg&#232;ne n&#233;cessaire, l'&#233;tat h&#233;modynamique doit &#234;tre stable et le taux d'h&#233;moglobine doit permettre d'assurer le transport d'oxyg&#232;ne [2]. La temp&#233;rature doit &#234;tre &gt; 36&#176; [2].&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;2.1. Crit&#232;res respiratoires&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le VT doit &#234;tre compris entre 5 et 8 ml/kg et la fr&#233;quence entre 12 et 25/min chez l'adulte et 20 et 35/min chez l'enfant [2]. La SpO2 doit &#234;tre &#8805; 95 % en air de chambre ou &#233;gale &#224; la valeur pr&#233; op&#233;ratoire [2].&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;2.2. Lever du bloc neuromusculaire&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'extubation doit &#234;tre r&#233;alis&#233;e apr&#232;s d&#233;curarisation compl&#232;te T4/T1 &gt; 0,9 [2]. Si le rapport T4/T1 est &lt; 0,7 la d&#233;glutition est alt&#233;r&#233;e et la r&#233;ponse ventilatoire &#224; l'hypoxie est diminu&#233;e [3].&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;2.3. Niveau de conscience&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la tr&#232;s grande majorit&#233; des cas, l'extubation doit &#234;tre r&#233;alis&#233;e apr&#232;s r&#233;veil complet.&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;2.4. Crit&#232;res cardiovasculaires&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est habituel de consid&#233;rer que les chiffres ne doivent pas varier de plus de 25 % des valeurs de base [2].&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;2.5. Autres crit&#232;res&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La temp&#233;rature doit &#234;tre &gt; 36&#176;, l'analg&#233;sie doit &#234;tre contr&#244;l&#233;e et il faut s'assurer de l'absence de complications chirurgicales [2].&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;3. Facteurs de risque de l'extubation&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parmi les facteurs de risque, l'ob&#233;sit&#233; et le syndrome d'apn&#233;e du sommeil exposent particuli&#232;rement le patient &#224; un risque de d&#233;pression ventilatoire et &#224; une obstruction des VAS. Le risque de complications graves postop&#233;ratoires est &#224; prendre en compte [4]. La VNI ou l'utilisation d'un PEP semble &#234;tre un apport int&#233;ressant chez ces patients [5].&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;4. Pourquoi extuber en SSPI&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'extubation sur table impose l'utilisation exclusive d'anesth&#233;siques et de morphiniques avec une courte demi-vie d'&#233;limination et une administration &#224; objectif de concentration. Ceci exclut donc le sufentanil par exemple qui a des indications int&#233;ressantes en chirurgie. Par exemple, les ph&#233;nom&#232;nes d'hyperalgie et d'alodynie n'ont &#233;t&#233; d&#233;crits qu'avec le r&#233;mifentanil. De plus le suivi de la profondeur de l'anesth&#233;sie par un monitorage adapt&#233; est quasi obligatoire. Ce type de monitorage est loin d'&#234;tre utilis&#233; en pratique courante dans tous les blocs op&#233;ratoires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le probl&#232;me essentiel est celui de la temp&#233;rature du patient. En d&#233;pit de l'utilisation d'un syst&#232;me soufflant, certaines interventions reconstructives d&#233;labrantes s'accompagnent d'une baisse de la temp&#233;rature du patient. Le d&#233;lai n&#233;cessaire &#224; la remont&#233;e de la temp&#233;rature &gt; 36&#176; est incompatible avec une extubation sur table surtout chez les patients coronariens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Patients ob&#232;ses ou avec un SAOS&lt;/strong&gt;
Il a &#233;t&#233; montr&#233; que l'application d'une VNI/ou d'une PEP am&#233;liorait les performances ventilatoires postop&#233;ratoires de ces patients [5]. Ce type de ventilation ne peut &#234;tre mis en place dans de bonnes conditions qu'en SSPI et non pendant le transport du patient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mobilisation douloureuse&lt;/strong&gt;
Chez certains patients la mobilisation peut &#234;tre douloureuse et il est donc pr&#233;f&#233;rable de la r&#233;aliser quand le patient est encore endormi.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;En conclusion&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'extubation en SSPI ne veut pas dire extubation retard&#233;e. Elle peut &#234;tre r&#233;alis&#233;e tr&#232;s rapidement apr&#232;s l'arriv&#233;e du patient en SSPI. Elle permet une adaptation aux besoins du patient, mise en place imm&#233;diate d'une CPAP ou d'une VNI, transport dans des conditions de s&#233;curit&#233; sans stimulation douloureuse. Surtout elle n'impose pas l'usage exclusif du r&#233;mifentanil et un monitorage couteux de la profondeur de l'anesth&#233;sie.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; [1] Miller KA, Harkin CP, Bailey PL. Postoperative tracheal extubation. Anesth Analg -1995 ; 80 : 149-72.
&lt;br /&gt; [2] Francon D, Jaber S, Pean D et al. Extubation difficile : crit&#232;res d'extubation et gestion des situations &#224; risque : question 6. Ann Fr Anesth R&#233;anim 2008 ; 27 : 45-63.
&lt;br /&gt; [3] Baillard G, Beaussier M. Curarisation r&#233;siduelle. Congr&#232;s national d'anesth&#233;sie et de r&#233;animation 2006. Conf&#233;rences d'actualisation. Elsevier Masson 2006. 113-120.
&lt;br /&gt; [4] Peterson GN, Domino KB, Caplan RA et al. Management of the difficult airway. Anesthesiology 2005 ; 103 : 33-9.
&lt;br /&gt; [5] Jaber S. Ventilation non invasive postop&#233;ratoire. Ann Fr Anesth R&#233;anim. Conf&#233;rence de consensus commune de la SRLF, de la SFAR et de la SPLF (2006), 105-11.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Acquisition et maintien des comp&#233;tences pour la maitrise des voies a&#233;riennes en salle de surveillance post-interventionnelle</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>P&#233;an Didier</dc:creator>

<category domain="http://www.carorl.org/SITE/-15eme-journee-2008-">15eme journ&#233;e - 2008</category>


		<description>Acquisition et maintien des comp&#233;tences pour la maitrise des voies a&#233;riennes en salle de surveillance post-interventionnelle

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Introduction&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'extubation, souvent r&#233;alis&#233;e en salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI) est un des moments critiques de la pratique anesth&#233;sique : les complications respiratoires survenant apr&#232;s l'extubation sont plus fr&#233;quentes que lors de l'intubation [1]. La r&#233;actualisation r&#233;cente de la conf&#233;rence d'experts &#171; intubation difficile &#187; comporte d'ailleurs deux nouvelles questions : extubation et enseignement [2, 3]. La gestion anticip&#233;e de l'extubation surtout quand elle est difficile est maintenant un des &#233;l&#233;ments cl&#233;s de la prise en charge des voies a&#233;riennes &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Francon, 2008 #2365&lt;/i&gt;. L'acquisition et le maintien des connaissances dans le domaine de la prise en charge des voies a&#233;riennes concernent aussi la SSPI. L'organisation de la prise en charge des voies a&#233;riennes en SSPI comporte plusieurs volets : strat&#233;gies (algorithmes), techniques, anesth&#233;sie et enseignement.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Enseignement : &#233;tat des lieux&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'analyse r&#233;trospective de la base de donn&#233;es anesth&#233;sique du CHU de Nantes a permis de quantifier les poses de LMA-Fastrach&#8482; au bloc op&#233;ratoire et en SSPI : de 2004 &#224; 2007 le nombre de poses a diminu&#233; de moiti&#233; au profit du mandrin long b&#233;quill&#233; et atteint en moyenne 1,2 pose pour 1000 anesth&#233;sies. Ainsi, la pratique clinique est nettement insuffisante pour maintenir un niveau de comp&#233;tence correct. Des ateliers &#171; intubation difficile &#187; sont organis&#233;s en marge des congr&#232;s fran&#231;ais, mais le nombre de participants possibles est extr&#234;mement limit&#233;. Des formations locales cibl&#233;es sur l'intubation difficile permettent d'augmenter le nombre de personnes form&#233;es avec un impact positif sur le niveau de connaissances [4]. La formation au bloc op&#233;ratoire, avec un industriel, autour d'un caf&#233; n'est pas non plus une solution. Du c&#244;t&#233; de la formation m&#233;dicale initiale (FMI) le bilan n'est pas parfait. Dans une enqu&#234;te postale men&#233;e aupr&#232;s des DES d'Ile de France en 2005, Marc Fischler a montr&#233; que chez les DES en fin de cursus, 8% n'ont jamais manipul&#233; de fibroscope, 40% n'ont jamais utilis&#233; le jet ventilation, 5% n'ont pas utilis&#233; de mandrin long b&#233;quill&#233; et 12% n'ont jamais pos&#233; de LMA-Fastrach&#8482; [3]. Tous les DES ont pu poser au moins 10 masques laryng&#233;s. Le texte de la question enseignement de la conf&#233;rence d'experts intubation difficile est tr&#232;s clair &#224; ce sujet : &#171; tous les praticiens susceptibles de r&#233;aliser une intubation doivent se former aux techniques recommand&#233;es dans les algorithmes de prise en charge &#187; [3]. Ces donn&#233;es sont reprises par la question 8 de l'EPP intubation difficile propos&#233;e par le Coll&#232;ge Fran&#231;ais des Anesth&#233;sistes R&#233;animateurs [www.cfar.org].&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Que faut-il enseigner ?&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La strat&#233;gie, les techniques et l'anesth&#233;sie sont les trois chapitres incontournables de l'enseignement de la prise en charge des voies a&#233;riennes. Il n'est plus possible de se contenter de l'apprentissage des seules techniques. Tous les personnels pr&#233;sents en SSPI doivent pouvoir b&#233;n&#233;ficier d'une formation adapt&#233;e &#224; leur &#171; &#233;cologie de patients &#187; : il est certain que la salle de r&#233;veil d'une clinique ophtalmologique n'accueille pas les m&#234;mes patients que celle d'une clinique ORL d'un grand CHU.&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;1.Strat&#233;gie&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce sont les algorithmes : intubation difficile pr&#233;vue, impr&#233;vue et oxyg&#233;nation ; ainsi que les algorithmes de gestion d'un guide &#233;changeur creux (GEC) et d'oxyg&#233;nation avec un GEC [2, 5]. En SSPI, les conditions sont souvent celles d'une r&#233;intubation difficile, dans des conditions pr&#233;caires d'oxyg&#233;nation : aussi, l'algorithme d'oxyg&#233;nation doit &#234;tre parfaitement maitris&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;2.Techniques&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le bagage minimal comporte bien s&#251;r : l'intubation laryngoscopique, l'optimisation de la position du patient, l'utilisation du BURP et du mandrin long b&#233;quill&#233;, la pose du LMA-Fastrach&#8482;, la maitrise de l'oxyg&#233;nation trans-trach&#233;ale avec un dispositif adapt&#233;, la crico-thyro&#239;dotomie selon la m&#233;thode de Seldinger et &#233;ventuellement la fibro-intubation [6]. L'extubation sur GEC fait partie des techniques devant &#234;tre connues en SSPI [2].&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;3.Anesth&#233;sie&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En SSPI, les conditions de prise en charge des VAS sont telles que l'apport de la s&#233;dation et de l'anesth&#233;sie topique seront faibles. Une bonne maitrise de l'induction &#224; s&#233;quence rapide peut &#234;tre utile.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les moyens&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Trois &#233;tapes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h5 class=&quot;spip&quot;&gt;Avant le patient&lt;/h5&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les expos&#233;s th&#233;oriques pr&#233;sent&#233;s dans les congr&#232;s par des experts sont une base de d&#233;part indispensable, de m&#234;me que la lecture des textes de la conf&#233;rence d'experts : connaissance parfaite du texte court et lecture des textes longs, et plus particuli&#232;rement celui consacr&#233; &#224; l'extubation [2]. Des enregistrements vid&#233;o permettent de visualiser les difficult&#233;s rencontr&#233;es et les situations rares. Il n'existe pas de banque centralisant les films disponibles et d'&#233;valuation de leur qualit&#233; p&#233;dagogique. Enfin, &#224; la fois pour l'acquisition de l'habilet&#233; technique mais aussi pour la mise en &#339;uvre des strat&#233;gies et des techniques d'anesth&#233;sie, les simulateurs, au sens large du terme (de la simple t&#234;te d'intubation au simulateur haute fid&#233;lit&#233;) peuvent &#234;tre utilis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h5 class=&quot;spip&quot;&gt;Avec le patient&lt;/h5&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; l'am&#233;lioration des techniques de simulation, le compagnonnage avec un senior ou un expert reste indispensable.&lt;/p&gt; &lt;h5 class=&quot;spip&quot;&gt;L'entretien des connaissances&lt;/h5&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De nouveau, l'utilisation de tous les moyens pr&#233;c&#233;demment cit&#233;s doit &#234;tre renouvel&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La simulation&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La simulation en anesth&#233;sie permet d'enseigner et de s'entrainer, sans risque pour le patient, en jouant les sc&#233;narios plusieurs fois avec diff&#233;rents &#233;l&#232;ves et aussi de r&#233;viser la pharmacologie et la physiologie. La gestion de situations de crises, la possibilit&#233; de &#171; jouer &#187; des sc&#233;narios rares et de simuler le travail de groupe avec les diff&#233;rents acteurs impliqu&#233;s dans la r&#233;alit&#233; en SSPI sont les autres applications possibles. En ce qui concerne l'&#233;valuation et la validation des pratiques, quelques &#233;vidences ne suffisent pas &#224; combler le manque de publications. Le simulateur haute fid&#233;lit&#233; METI HPS a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; utilis&#233; pour l'&#233;valuation des internes d'anesth&#233;sie [7].
Les simulateurs, depuis les syst&#232;mes basse fid&#233;lit&#233; jusqu'aux syst&#232;mes haute fid&#233;lit&#233; peuvent &#234;tre class&#233;s ainsi : les syst&#232;mes haptiques, les logiciels, les mannequins de basse, moyenne et haute fid&#233;lit&#233; et la r&#233;alit&#233; virtuelle.&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;1.Les syst&#232;mes haptiques&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ils simulent une fonction ou une partie du corps humain. Par exemple, la soci&#233;t&#233; Accutouch&#174; commercialise un simulateur d'endoscopie (bronchique et digestive). Ce simulateur tr&#232;s r&#233;aliste (utilisation d'un fibroscope avec syst&#232;me de retour de force) a montr&#233; son efficacit&#233; dans l'acquisition des gestes basiques de l'intubation fibroscopique : apr&#232;s 2 heures d'entrainement sur le simulateur, les &#233;tudiants r&#233;alisent ces gestes sur le simulateur et sur un cadavre aussi rapidement que les experts [8].&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;2.Les logiciels&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; a.Les simulateurs &#171; pleine &#233;chelle &#187;
Ils permettent la simulation sur l'&#233;cran du micro-ordinateur de tout l'environnement de la salle d'op&#233;ration et comportent des mod&#232;les physiologiques et pharmacologiques intriqu&#233;s pour le patient simul&#233;. Trois mod&#232;les sont disponibles : &#171; Body Simulation For Anesthesia &#187; (Advanced Simulation Corporation), Anesthesia Simulator (Anesoft) et MediQ Anaesthesia Simulator. Ces logiciels permettent aussi d'enregistrer en temps r&#233;el l'ensemble des param&#232;tres physiologiques et pharmacologiques pour le debriefing. Deux publications ont permis de d&#233;montrer l'int&#233;r&#234;t p&#233;dagogique de ces logiciels compar&#233;s aux simulateurs lourds haute fid&#233;lit&#233; [9, 10]. Leurs inconv&#233;nients majeurs, surtout dans le domaine de la prise en charge des VAS sont l'impossibilit&#233; de r&#233;aliser des gestes techniques et de simuler la gestion de situations de crise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; b.Les simulateurs 3D
Ils permettent de simuler en 3 dimensions sur &#233;cran des gestes techniques. &#171; Virtual Fiberoptic Intubation &#187; est un logiciel d&#233;velopp&#233; par l'IRCAD et permettant &#224; partir de coupes tomodensitom&#233;triques cervico-faciales de naviguer dans les VAS avec la souris de l'ordinateur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; c.Les simulateurs logiciels &#224; th&#232;me, avec par exemple :
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Physiological&lt;/strong&gt;, freeware permettant de simuler la physiologie respiratoire&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;The Virtual Anesthesia Machine&lt;/strong&gt;, une application web stimulant l'utilisation d'un respirateur d'anesth&#233;sie avec possibilit&#233; de d&#233;clencher des pannes (http://vam.anest.ufl.edu/)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pharmacocin&#233;tique&lt;/strong&gt; : agent anesth&#233;siques par inhalation (Gasman&#8482;) ou intraveineux (Rugloop, Stelpump)&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;3. Les simulateurs avec mannequin&lt;/h4&gt;
&lt;h5 class=&quot;spip&quot;&gt;Simulateur haute fid&#233;lit&#233;&lt;/h5&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le seul syst&#232;me haute fid&#233;lit&#233; est commercialis&#233; par la soci&#233;t&#233; METI. Le mod&#232;le adulte le plus repr&#233;sentatif est le METI Human Patient Simulator (HPS), c'est un mannequin complexe pilot&#233; par des mod&#232;les physiologiques et pharmacologiques, dont le poumon simule les &#233;changes gazeux et dont les voies a&#233;riennes sont modulables, permettant de simuler laryngospasme, bronchospasme, obstruction des VAS et m&#234;me l'effet d'une s&#233;dation sur la position de la glotte pendant une FOI. Les probl&#232;mes li&#233;s &#224; ces simulateurs lourds sont essentiellement le manque de ressources financi&#232;res (200 000&#8364; le simulateur seul), de ressources humaines (temps de pr&#233;paration des sc&#233;narios) et les probl&#232;mes techniques n&#233;cessitant l'intervention d'un technicien sp&#233;cialis&#233; [11]. Les avantages sont la qualit&#233; de l'apprentissage et la possibilit&#233; de g&#233;rer en &#233;quipe les situations critiques ou rares [11]. Les applications sont multiples dans le domaine des voies a&#233;riennes. Il est possible de simuler, avec l'ensemble d'une &#233;quipe impliqu&#233;e dans une SSPI de multiples situations n&#233;cessitant habilet&#233; technique, maintient de l'anesth&#233;sie, connaissance des mat&#233;riels et des algorithmes et organisation.&lt;/p&gt; &lt;h5 class=&quot;spip&quot;&gt;Simulateur moyenne fid&#233;lit&#233;&lt;/h5&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le mannequin est pilot&#233; par l'instructeur qui d&#233;termine soit en direct, soit sous forme de courbes de tendance l'&#233;volution des param&#232;tres physiologiques. Les voies a&#233;riennes sont param&#233;trables. Malgr&#233; l'absence de mod&#233;lisation, le SimMan&#174; (Laerdal) est tr&#232;s r&#233;aliste. Compar&#233; &#224; une simple t&#234;te d'intubation, la cricothyroidotomie sur ce mannequin est plus longue &#224; r&#233;aliser pour 77% des anesth&#233;sistes : le stress induit par la d&#233;saturation du patient simul&#233; diminue les performances [12].&lt;/p&gt; &lt;h5 class=&quot;spip&quot;&gt;Simulateurs de basse fid&#233;lit&#233; : mannequins seuls&lt;/h5&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les applications sont multiples, l'objectif est l'acquisition d'un geste technique. Jackson et al ont compar&#233; 4 mannequins pour l'insertion et la ventilation avec plusieurs dispositifs pharyng&#233;s [13]. Les meilleurs scores d'insertion sont obtenus avec l'Airsim&#174; (Trucorp) et l'AirwayTrainer&#174; (Laerdal). La meilleure &#233;tanch&#233;it&#233; est obtenue avec l'Airway Trainer&#174;. Avant de choisir un mannequin, toutes les techniques devant &#234;tre enseign&#233;es doivent &#234;tre test&#233;es. Pour l'apprentissage de la ventilation au masque facial, le &#171; Basic Airway Model&#174; &#187; a &#233;t&#233; test&#233; par Sudhir et al [14]. Ce mannequin, tout comme le METI HPS peut-&#234;tre efficacement utilis&#233; pour simuler divers degr&#233;s de difficult&#233; de ventilation, mais avec un co&#251;t moindre.&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;4.La r&#233;alit&#233; virtuelle&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est une option futuriste : on peut imaginer une salle de r&#233;veil virtuelle avec des participants munis de lunettes 3D et de gants tactiles.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Acquisition et maintien des comp&#233;tences&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques &#233;tudes permettent d'avoir une id&#233;e de l'entrainement n&#233;cessaire pour l'acquisition et plus rarement le maintien des connaissances. La plupart de ces &#233;tudes permettent d'avoir une id&#233;e du nombre de tentatives n&#233;cessaire pour de bonnes performances&#8230; sur mannequin ou sujet anatomique. Pour la laryngoscopie, 47 &#224; 70 tentatives sont n&#233;cessaires pour un taux de r&#233;ussite suffisant sur mannequin [15, 16]. Le LMA-Fastrach&#8482; n&#233;cessite 8 poses sur mannequin tous les ans pour l'acquisition et le maintien de la technique de pose [17]. A noter que le LMA-Fastach&#8482; ne doit pas &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un dispositif d'intubation standard, ses indications restent limit&#233;es &#224; l'intubation difficile : un d&#233;c&#232;s a &#233;t&#233; rapport&#233; lors d'une utilisation p&#233;dagogique par Branthwaite [18]. La cricothyroidotomie selon la m&#233;thode de Seldinger peut-&#234;tre enseign&#233;e sur mannequin : un minimum de 5 gestes successifs est n&#233;cessaire pour une r&#233;ussite en moins de 40 secondes [19]. La pratique sur sujets anatomiques frais permet de mieux appr&#233;hender la r&#233;alit&#233; du passage de la membrane cricothyroidienne, mais cette m&#233;thode est d'acc&#232;s difficile en dehors d'un CHU. La fibro-intubation demande entre 10 et 45 essais pour permettre la r&#233;alisation du geste dans un minimum de temps sur patients [20, 21]. L'apprentissage clinique doit &#234;tre imp&#233;rativement pr&#233;c&#233;d&#233; par l'entrainement sur simple t&#234;te d'intubation, labyrinthes et &#233;ventuellement le simulateur d'endoscopie. Cette partie clinique a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e sur des patients sans intubation difficile pr&#233;vue, ce qui ne peut &#234;tre recommand&#233;e : le fibroscope souple reste un des dispositif de prise en charge des VAS avec le plus de risque nosocomial [22]. Les labyrinthes bricol&#233;s permettent de meilleurs performances sur patient que l'audition d'une conf&#233;rence [23]. Le simulateur METHI HPS autorise un vrai compagnonnage sans risque pour le patient : la majorit&#233; des difficult&#233;s et incidents pouvant survenir lors d'une fibro-intubation peuvent &#234;tre simul&#233;s, y compris les effets de la s&#233;dation.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Organiser un enseignement&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s avoir d&#233;fini la cible &#224; former : l'ensemble du personnel m&#233;dical et para m&#233;dical intervenant en SSPI doit &#234;tre pris en charge. Une strat&#233;gie de service, voire d'&#233;tablissement doit &#234;tre pr&#233;alablement d&#233;finie. Un enseignement ne peut que s'int&#233;grer dans une d&#233;marche mat&#233;rielle et strat&#233;gique (algorithmes). Dans une petite structure, les objectifs doivent &#234;tre simples, l'aide d'un centre r&#233;f&#233;rent peut aussi &#234;tre sollicit&#233;e. Le co&#251;t de la mise en place d'une telle formation n'est pas n&#233;gligeable (tableau 1).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Tableau 1 : Co&#251;t d'une formation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class=&quot;row_even&quot;&gt;&lt;td&gt;Mat&#233;riel &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Co&#251;t &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Source &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_odd&quot;&gt;&lt;td&gt;T&#234;te d'intubation difficile &lt;/td&gt;&lt;td&gt;1800 &#8364; &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Ambu Laerdal VBM&#8230; &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_even&quot;&gt;&lt;td&gt;Vid&#233;o &lt;/td&gt;&lt;td&gt;gratuit &lt;/td&gt;&lt;td&gt; ? &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_odd&quot;&gt;&lt;td&gt;Formation +Diaporamas &lt;/td&gt;&lt;td&gt;800&#8364; &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Formation des R&#233;f&#233;rents aux Techniques d'ID&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_even&quot;&gt;&lt;td&gt;Textes &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Gratuit &lt;/td&gt;&lt;td&gt;SFAR, SRLF &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_odd&quot;&gt;&lt;td&gt;Laryngo, mandrins &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Gratuit &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Bloc Op&#233;ratoire&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_even&quot;&gt;&lt;td&gt;Fastrach &lt;/td&gt;&lt;td&gt;500 &#8364; &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Sebac &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_odd&quot;&gt;&lt;td&gt;Crico &lt;/td&gt;&lt;td&gt; 80 &#8364; &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Cook Smiths &lt;/td&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_even&quot;&gt;&lt;td&gt;Manujet &lt;/td&gt;&lt;td&gt;500 &#8364; &lt;/td&gt;&lt;td&gt;VBM &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class=&quot;row_odd&quot;&gt;&lt;td&gt;TOTAL &lt;/td&gt;&lt;td&gt;&gt; 4000 &#8364; &lt;/td&gt;&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans un grand centre, un groupe de travail doit &#234;tre cr&#233;&#233; et les taches r&#233;parties : l'investissement en temps m&#233;dical peut-&#234;tre &#233;norme.
Kuduvalli et al ont pu montrer l'efficacit&#233; d'un programme comportant l'utilisation d'un simulateur SimMan&#174; dans un programme d'apprentissage de l'intubation difficile impr&#233;vue en anesth&#233;sie [24]. L'approche, plus particuli&#232;rement de l'algorithme d'oxyg&#233;nation est plus structur&#233;e et l'utilisation du Manujet&#8482; am&#233;lior&#233;e, mais les s&#233;ances doivent &#234;tre r&#233;p&#233;t&#233;es tous les 6 mois.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les objectifs doivent &#234;tre simples mais r&#233;p&#233;t&#233;s : simulation non seulement des techniques mais aussi des strat&#233;gies une fois par an. La simulation n'est pas suffisante, les outils sont multiples et ils doivent &#234;tre associ&#233;s au mieux de fa&#231;on &#224; limiter l'apprentissage sur le patient. Une maitrise clinique pr&#233;alable par les formateurs des techniques et strat&#233;gies enseign&#233;es est indispensable.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; [1]	Asai T, Koga K, Vaughan RS. Respiratory complications associated with tracheal intubation and extubation. Br J Anaesth. 1998 ;80:767-75.
&lt;br /&gt; [2]	Francon D, Jaber S, Pean D, Bally B, Marciniak B. Difficult extubation : extubation criteria and management of risk situations : question 6. Societe Francaise d'Anesthesie et de Reanimation. Ann Fr Anesth Reanim. 2008 ;27:46-53.
&lt;br /&gt; [3]	Fischler M, Bourgain JL, Chastre J, Bally B, Ravussin P, Richard M. Difficult airway ; teaching strategies and techniques : question 7. Societe Francaise d'Anesthesie et de Reanimation. Ann Fr Anesth Reanim. 2008 ;27:54-62.
&lt;br /&gt; [4]	Bally B, Steib A, Boisson-Bertrand D, Cros AM, Bourgain JL, Dureuil B. &quot;Difficult intubation&quot; workshops : impact on knowledge and practices. Ann Fr Anesth Reanim. 2007 ;26:633-7.
&lt;br /&gt; [5]	Langeron O, Bourgain JL, Laccoureye O, Legras A, Orliaguet G. Difficult airway algorithms and management : question 5. Societe Francaise d'Anesthesie et de Reanimation. Ann Fr Anesth Reanim. 2008 ;27:41-5.
&lt;br /&gt; [6]	Combes X, Pean D, Lenfant F, Francon D, Marciniak B, Legras A. Difficult airway-management devices. Establishment and maintenance : question 4. Societe Francaise d'Anesthesie et de Reanimation. Ann Fr Anesth Reanim. 2008 ;27:33-40.
&lt;br /&gt; [7]	Lebuffe G, Plateau S, Tytgat H, Vallet B, Scherpereel P. Interest of mannequin based simulator to evaluate anaesthesia residents. Ann Fr Anesth Reanim. 2005 ;24:260-9.
&lt;br /&gt; [8]	Goldmann K, Steinfeldt T. Acquisition of basic fiberoptic intubation skills with a virtual reality airway simulator. J Clin Anesth. 2006 ;18:173-8.
&lt;br /&gt; [9]	Schwid HA, Rooke GA, Michalowski P, Ross BK. Screen-based anesthesia simulation with debriefing improves performance in a mannequin-based anesthesia simulator. Teach Learn Med. 2001 ;13:92-6.
&lt;br /&gt; [10]	Nyssen AS, Larbuisson R, Janssens M, Pendeville P, Mayne A. A comparison of the training value of two types of anesthesia simulators : computer screen-based and mannequin-based simulators. Anesth Analg. 2002 ;94:1560-5, table of contents.
&lt;br /&gt; [11]	Morgan PJ, Cleave-Hogg D. A worldwide survey of the use of simulation in anesthesia. Can J Anaesth. 2002 ;49:659-62.
&lt;br /&gt; [12]	John B, Suri I, Hillermann C, Mendonca C. Comparison of cricothyroidotomy on manikin vs. simulator : a randomised cross-over study. Anaesthesia. 2007 ;62:1029-32.
&lt;br /&gt; [13]	Jackson KM, Cook TM. Evaluation of four airway training manikins as patient simulators for the insertion of eight types of supraglottic airway devices. Anaesthesia. 2007 ;62:388-93.
&lt;br /&gt; [14]	Sudhir G, Stacey MR, Hampson M, Mecklenburgh J. Evaluation of the Basic Airway Model, a novel mask ventilation training manikin. Anaesthesia. 2007 ;62:944-7.
&lt;br /&gt; [15]	Konrad C, Schupfer G, Wietlisbach M, Gerber H. Learning manual skills in anesthesiology : Is there a recommended number of cases for anesthetic procedures ? Anesth Analg. 1998 ;86:635-9.
&lt;br /&gt; [16]	Mulcaster JT, Mills J, Hung OR, et al. Laryngoscopic intubation : learning and performance. Anesthesiology. 2003 ;98:23-7.
&lt;br /&gt; [17]	Combes X, Aaron E, Jabre P, et al. Introduction of the intubating Laryngeal Mask Airway in a prehospital emergency medical unit. Ann Fr Anesth Reanim. 2006 ;25:1025-9.
&lt;br /&gt; [18]	Branthwaite MA. An unexpected complication of the intubating laryngeal mask. Anaesthesia. 1999 ;54:166-7.
&lt;br /&gt; [19]	Wong DT, Prabhu AJ, Coloma M, Imasogie N, Chung FF. What is the minimum training required for successful cricothyroidotomy ? : a study in mannequins. Anesthesiology. 2003 ;98:349-53.
&lt;br /&gt; [20]	Johnson C, Roberts JT. Clinical competence in the performance of fiberoptic laryngoscopy and endotracheal intubation : a study of resident instruction. J Clin Anesth. 1989 ;1:344-9.
&lt;br /&gt; [21]	Smith JE, Jackson AP, Hurdley J, Clifton PJ. Learning curves for fibreoptic nasotracheal intubation when using the endoscopic video camera. Anaesthesia. 1997 ;52:101-6.
&lt;br /&gt; [22]	Erb T, Hampl KF, Schurch M, Kern CG, Marsch SC. Teaching the use of fiberoptic intubation in anesthetized, spontaneously breathing patients. Anesth Analg. 1999 ;89:1292-5.
&lt;br /&gt; [23]	Naik VN, Matsumoto ED, Houston PL, et al. Fiberoptic orotracheal intubation on anesthetized patients : do manipulation skills learned on a simple model transfer into the operating room ? Anesthesiology. 2001 ;95:343-8.
&lt;br /&gt; [24]	Kuduvalli PM, Jervis A, Tighe SQ, Robin NM. Unanticipated difficult airway management in anaesthetised patients : a prospective study of the effect of mannequin training on management strategies and skill retention. Anaesthesia. 2008 ;63:364-9.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Curarisation r&#233;siduelle et musculature O.R.L</title>
		<link>http://www.carorl.org/SITE/Curarisation-residuelle-et</link>
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		<dc:date>2008-12-18T15:55:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>d' Hollander A.A.</dc:creator>

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		<description>1. Curarisation r&#233;siduelle : r&#233;f&#233;rence culturelle commune &#224; d&#233;finitions vari&#233;es Cette locution, commun&#233;ment employ&#233;e dans notre profession o&#249; l'usage de mol&#233;cules curarisantes est fr&#233;quent, d&#233;finit actuellement aussi bien un concept &#233;pid&#233;miologique que des observations cliniques -volontaires ou provoqu&#233;es- ou des mesures instrumentales induites par des stimulations &#233;lectriques transcutan&#233;es. Pour une meilleure approche du contenu de nos pratiques, l'existence de cet &#233;ventail de (&amp;hellip;)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;1. Curarisation r&#233;siduelle : r&#233;f&#233;rence culturelle commune &#224; d&#233;finitions vari&#233;es&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette locution, commun&#233;ment employ&#233;e dans notre profession o&#249; l'usage de mol&#233;cules curarisantes est fr&#233;quent, d&#233;finit actuellement aussi bien un concept &#233;pid&#233;miologique que des observations cliniques -volontaires ou provoqu&#233;es- ou des mesures instrumentales induites par des stimulations &#233;lectriques transcutan&#233;es. Pour une meilleure approche du contenu de nos pratiques, l'existence de cet &#233;ventail de situations diff&#233;rentes rend n&#233;cessaire leur mise en perspective.&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;1.1. &#171; Curarisation R&#233;siduelle &#187; clinique : suspect&#233;e par le biais de l'&#233;pid&#233;miologie des incidents /accidents post-anesth&#233;sies&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques sur la surmortalit&#233; et les morbidit&#233;s reli&#233;es &#224; une exposition pr&#233;alable aux agents curarisants, bien qu'identifi&#233;es il y a quelques d&#233;cennies d&#233;j&#224;[1, 2], continuent depuis &#224; faire, encore, partie de notre quotidien[3-7]. Ces donn&#233;es observationnelles &#233;voquent donc la possibilit&#233; de &#171; curarisations r&#233;siduelles &#187; suffisamment s&#233;v&#232;res pour &#234;tre responsables d'incidents &#8211; insuffisance respiratoire aig&#252;e trait&#233;e en salle de r&#233;veil[5, 8], hypercapnie, hypox&#233;mie[9], agitation, d&#233;lai de r&#233;veil,&#8230; voire d'accidents cliniques &#8211; coma[4], complications respiratoires post-op&#233;ratoires[3], arr&#234;t cardiaque[2, 6, 7], mort[1, 4, 6, 7]. Historiquement, la relation entre curarisation r&#233;siduelle et insuffisance respiratoire &#233;tait expliqu&#233;e par un facteur unique : une d&#233;faillance purement m&#233;canique des muscles inspiratoires et expiratoires principaux &#8211; diaphragme, intercostaux - r&#233;sultant de l'administration de curares &#224; dose normale ou infranormale [10-16], potentialis&#233;e ou non par d'autres facteurs, dont l'&#226;ge[11, 16].&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;1.2. &#171; Curarisation R&#233;siduelle &#187; clinique : suspect&#233;e par des tests de force sur sujets conscients et volontaires.&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Diff&#233;rents tests cliniques ont &#233;t&#233; cit&#233;s dans ce contexte particulier ou la curarisation r&#233;siduelle sera &#233;tablie si un sujet conscient se r&#233;v&#232;le inapte &#224; effectuer une certaine t&#226;che. Parmi les tests les plus souvent cit&#233;s peuvent figurer : le &#171; hand grip &#187; test[17-19], le &#171; head lift &#187; test[17, 18, 20-24], le &#171; leg lift &#187; test[17, 23] et le &#171; teeth clenching &#187; test[17, 22, 23]. L'ensemble de ces tests montre que m&#234;me la bonne ex&#233;cution de ceux-ci n'est pas synonyme d'absence de curarisation r&#233;siduelle tant chez le sujet volontaire [17, 18, 21] que chez le patient en salle de r&#233;veil [22]. En plus de leurs sensibilit&#233;s pronostiques trop basses, tous ces tests sont, actuellement, strictement non standardis&#233;s et pr&#233;supposent une utopique collaboration compl&#232;te -voire m&#234;me optimale- de chaque patient en toutes circonstances[22, 25]. Dans ce contexte, leur documentation peut &#234;tre encourag&#233;e mais restera strictement anecdotique au regard de crit&#232;res instrumentaux actuellement retenus comme plus pertinents pour l'objectivation d'une &#171; curarisation r&#233;siduelle &#187; .[26-28]&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;1.3. &#171; Curarisation R&#233;siduelle &#187; clinique : suspect&#233;e par les observations &#8211; d&#233;tection de fatigue de muscles de la main - sur patient anesth&#233;si&#233;.&lt;/h4&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Id&#233;ologiquement, la d&#233;tection d'une &#171; curarisation r&#233;siduelle &#187; pr&#233;alablement au r&#233;veil du patient se fait par le biais d'observations cliniques bas&#233;es sur la pr&#233;sence d'une r&#233;action anormale de muscles de la main suite &#224; l'application d'une stimulation &#233;lectrique. Cette orientation particuli&#232;re a &#233;t&#233; propos&#233;e, au d&#233;part, pour la stimulation par train de quatre [29]. Dans ce cadre, le calibrage de la d&#233;tection d'une &#171; fatigue &#187; &#8211; perception d'une r&#233;ponse diminu&#233;e en fin de stimulation par rapport &#224; celle observ&#233;e au d&#233;but- se fait par rapport &#224; une r&#233;ponse de r&#233;f&#233;rence : la valeur du rapport de la quatri&#232;me r&#233;ponse sur la premi&#232;re d'un enregistrement m&#233;canique isom&#233;trique. Au vu du manque de sensibilit&#233; des observations cliniques effectu&#233;es sur les r&#233;ponses &#224; une stimulation par train de quatre[29], d'autres trains de stimulations : le DBS &#8211; double burst stimulus- et la stimulation t&#233;tanique &#224; 50 et/ou 100Hz perdurant 5 sec ont &#233;t&#233; propos&#233;s pour am&#233;liorer la d&#233;tection de curarisation r&#233;siduelle par les cliniciens [26, 30, 31].Les donn&#233;es ainsi produites montrent certaines des limites actuelles de ce type de m&#233